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ATMO Grand Est teste les micro-capteurs

Micro-capteurs
Crédits photo
ATMO Grand Est

Un grand travail d’intercomparaison a débuté à l’Ecole Mines-Télécom de Douai pour faire le point sur ces outils de mesure de la qualité de l’air qui envahissent notre quotidien.

 

Depuis quelques années maintenant, l’offre de micro-capteurs connectés permettant à des particuliers, à des entreprises ou à des institutions, d’effectuer des mesures de la qualité de l’air a explosé. 

De nombreuses marques proposent toute sorte de produits, sans qu’on sache toujours très bien comment ces derniers fonctionnent, quelle est leur fiabilité, de quelle manière ils interprètent les mesures effectuées. 

 

En l’absence de normes au niveau national, comme européen, le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air et l’ensemble des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) ont décidé de se pencher sur  la fiabilité de ces nouveaux dispositifs.

 

Le premier essai sur la fiabilité des micro-capteurs de gaz et de particules installés en site fixe est donc mené à l’Ecole des Mines de Douai, avec l’INERIS, le LCSQA et l’ensemble des AASQA.

 

44 dispositifs testés

Ecole Mines-Télécom de Douai

 

Dans le cadre de cet essai, ce sont 14 participants et 44 dispositifs qui sont testés, des dispositifs de conception et d’origines différentes (France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Pologne, États-Unis). 


Ce premier test consiste à comparer les résultats produits par les différents dispositifs à une station fixe de référence. Cet essai porte non seulement sur les performances métrologiques de ces instruments, mais une attention particulière est  également portée à d’autres paramètres tels que la simplicité de mise en œuvre, l’autonomie, la portabilité, la fiabilité de communication (GSM, Wifi, Bluetooth, filaire, …), la convivialité des applications de récupération des données, le rapport qualité/prix en tenant compte de l’objectif recherché.

 

« Pour nous, explique Damien Durant (responsable unité métrologie d’ATMO Grand Est), la mise en parallèle de ces outils est le seul moyen à l’heure actuelle de les qualifier. Leur fiabilité pose encore question et à notre sens, le traitement de la mesure devra encore se développer avant d’atteindre la finesse de nos analyseurs. »

 

ATMO Grand ESt participe à cette phase d'essai avec trois micro-capteurs. Une deuxième phase débutera cet été.

ATMO Grand Est et les micro-capteurs

Microcapteurs Airbeam

 

Ces dispositifs peuvent avoir de très nombreuses applications. 

A l’heure actuelle, ATMO Grand Est utilisent trois de ces outils dans le cadre du projet SIRAC (cf photo ci-dessus). Ces micro-capteurs ont été disposés sur une avenue de Strasbourg très fréquentée. A terme, ce projet vise à mettre en corrélation les mesures de qualité de l’air et la gestion du trafic, de sorte que les flux automobiles s’adaptent en cas de pics.
 

Dans le cadre du grand projet européen ATMO Vision, de nombreux projets sont prévus qui utilisent tous des micro-capteurs :

 

> Des ministations seront placées dans des endroits stratégiques du territoire. Les données produites pourront compléter les campagnes de mesures mises en place pour alimenter les modèles de qualité de l’air.

 

> Une autre action prévoit d'équiper deux tramways dont un sur la ligne qui relie Strasbourg à Kehl. C'est une autre manière de procéder à des mesures transfrontalières de la qualité atmosphérique.

 

> Des mini-stations seront mises à disposition de la société civile, dont l'intérêt pour la qualité atmosphérique va croissant. Ainsi, dans l'hypothèse où des citoyens ou une association feraient état de leur préoccupation par rapport à la qualité de l'air en un point précis du territoire, une mini-station adéquate pourrait être mise en place après étude du dossier. 

 

> Enfin, il est prévu d'équiper des panels de volontaires qui pourraient porter des micro-capteurs lors de leurs déplacements. A chaque fois, il s'agirait d’au moins une quinzaine de personnes, d’abord à Strasbourg puis dans le Rhin supérieur, qui circulerait avec des outils de type AIRBEAM (cf photo ci-dessus). Ces microcapteurs, reliés à une application téléphonique, pourraient ensuite alimenter une carte en ligne. Ce projet permettrait de sensibiliser des citoyens à la qualité de l'air et au travail de mesure. 
 

 

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