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En 2016, les émissions de CO2 sont stables pour la troisième année consécutive

Eoliennes (Jason Blackeye/Unsplash)

Le 17 mars, l'Agence Internationale de l’Energie (AIE) a publié ses premières conclusions concernant les émissions de dioxyde de carbone en 2016. Il apparaît que les niveaux relevés sont identiques, ou peu s’en faut, avec les niveaux de 2015 et 2014. Cette stabilisation sur trois ans est constatée alors même que la croissance économique s’est poursuivie au niveau planétaire, à un niveau de +3,1%.

Le gaz naturel remplace le charbon

Selon l’AIE, cette évolution s’explique par le développement des énergies renouvelables, le remplacement du charbon par le gaz naturel, l’amélioration de l’efficacité énergétique et à des changements structurels dans l’économie mondiale.

 

Emissions globales de CO2
Emissions de CO2 au niveau mondial

 

Pour 2016, les émissions de CO2 se sont établies à 32,1 gigatonnes. Elles ont diminué en Chine et aux Etats-Unis, qui sont les principaux émetteurs et consommateurs d’énergie de la planète. Elles sont en revanche demeurées stables en Europe.

 

L’AIE précise que la baisse la plus forte est le fait des Etats-Unis, qui voit ses émissions diminuer de 3% alors même que le pays connaissait une croissance de 1,6%.

 

La demande de charbon baisse partout dans le monde, avec une chute particulièrement accélérée aux Etats-Unis (-11%). Pour la première fois dans l’histoire, il apparaît que la part d’électricité produite grâce au gaz naturel l’emporte sur la part produite grâce au charbon.

 

En Chine, les émissions de CO2 ont baissé de 1% en 2016, tandis que la croissance demeurait à un niveau soutenu de 6,7%. Selon l’AIE, ces progrès sont imputables aux politiques gouvernementales de lutte antipollution et notamment au choix du gaz pour remplacer le charbon dans l’industrie et le bâtiment.

 

Economie et CO2
Evolutions comparées de la croissance économique et des émissions de CO2 dans le monde

Des progrès insuffisants pour inverser le réchauffement climatique

Selon le Docteur Birol qui dirige l’AIE, la part de gaz dans le mix énergétique mondial avoisine les 25%. Or il n’est que de 6% en Chine et de 5% en Inde. Cela laisse donc de grandes marges de progression pour l'avenir.

 

Ces progrès, qui sont le fait de changements technologiques et d'une prise de conscience au niveau mondial, restent toutefois insuffisants pour maintenir le réchauffement climatique en deçà des 2°c, seuil au-delà duquel les impacts sur notre environnement seront catastrophiques.

 

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