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Je prends soin de l'air de mon logement, d'autant plus pendant le confinement

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1- Dois-je aérer mon logement en cette période de confinement ?

Oui, surtout qu’on y passe encore plus de temps que d’habitude.
Les mesures de confinement actuelles ne justifient pas de rester à la maison toutes fenêtres fermées. Au 27 mars 2020, aucun lien de cause à effet n’a encore été démontré entre pollution par les particules et dissémination du virus.
Et à l’intérieur de son logement se trouvent de nombreuses sources de pollution. D’après l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), l’air des habitations serait 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur ! En effet, à la différence de l’environnement extérieur, cet espace est clos, ce qui permet aux polluants de s’accumuler plus facilement.

2- Quelles sont les sources de pollution dans mon habitation ?

Dans une habitation se trouvent de nombreuses sources de pollution de l’air : humidité, environnement extérieur, matériaux de construction, équipements, animaux domestiques, plantes, et activités des occupants comme le tabagisme, le ménage, la cuisine. 
Toutes ces sources de pollution se trouvent dans un espace confiné et s’y accumulent. 

Les différentes sources de pollution de l'air de son logement
Les différentes sources de pollution de l'air de son logement, ATMO Grand Est

3- Est-ce que cette pollution est dangereuse pour ma santé ?

La pollution de l’air ne se voit pas mais engendre des effets sur notre santé : de la simple gêne (toux, irritations) à des effets plus prononcés (maux de tête, asthme, allergies respiratoires, l’irritation des voies respiratoires, bronchites) voire dans des cas extrêmes la mort, par intoxication au monoxyde de carbone par exemple. Aussi, certains polluants sont classés « cancérogènes certains » par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC). C’est le cas du formaldéhyde, polluant très répandu en environnement intérieur (colle des bois agglomérés présents dans certains meubles, produits d’entretien, peintures, vernis, désinfectants, fongicides, apprêt pour textile, cosmétiques, adhésifs, chauffage au bois, combustion incomplète des hydrocarbures, tabagisme etc.).

4- Sommes-nous égaux face à la pollution de l’air ?

Nous ne sommes pas égaux face à la pollution de l’air. En effet, selon son âge, sa condition physique, son activité pratiquée, une personne est plus ou moins exposée aux effets des polluants. Certaines personnes sont dites vulnérables à la pollution de l’air : les femmes enceintes, les personnes de plus de 65 ans, les nourrissons et jeunes enfants, les personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, les insuffisants cardiaques ou respiratoires ou encore les personnes asthmatiques.

5- Que puis-je faire pour diminuer les effets de cette pollution en environnement intérieur sur ma santé ?

La difficulté à apprécier la dangerosité des polluants de l’air réside dans le fait que ces polluants ne sont pas visibles. Ainsi, il faut connaître les bons gestes pour se prémunir de leur danger.

Bon geste n°1 : j’aère en ouvrant les fenêtres

Comme les polluants s’accumulent dans l’air de mon logement, j’aère pour renouveler l’air et ainsi évacuer ces polluants. Il est préconisé d’aérer au moins 10 minutes par jour, particulièrement quand on cuisine, fait le ménage, ou bricole. En cette période de pollinisation des arbres, le mieux est d’aérer le matin et tard le soir pour éviter que les pollens allergisants ne viennent se déposer dans son habitation. Attention toutefois à ne pas aérer trop tôt le matin (lever du soleil) car c'est à ce moment là que se produit la pollinisation.

Il y a différentes manières d’aérer, qui sont plus ou moins efficaces :

 

Visuel aération
Différentes façons d'aérer, ATMO Grand Est

Bon geste n°2 : j’entretiens mon système de ventilation

En complément de la ventilation manuelle, les systèmes de ventilation mécanique permettent de renouveler l’air de manière continue. Si je dispose d’un tel système, je l’entretiens et veille à son bon fonctionnement :  

1)    Je nettoie les bouches de ventilation, les grilles des fenêtres et les gaines de ventilation au moins une fois par an et au mieux chaque trimestre avec de l’eau chaude savonneuse (pas d’eau pour les ventilations hygroréglables), en coupant au préalable l’alimentation électrique ;
2)    Si j’ai une ventilation double-flux, je change les filtres tous les 6 mois. Ces filtres permettent d’arrêter une partie des pollens, poussières et Composés Organiques Volatils en provenance de l’air extérieur ;
3)    Si possible, je fais contrôler mon système de ventilation par un professionnel tous les 2 ou 3 ans (maintien des gaines, état du caisson central etc.).
 

Bon geste n°3 : j’identifie les sources de pollution chez moi et j’agis pour les limiter

1)    je sors du logement pour fumer ;
2)    lors des activités de cuisine, je veille à bien aérer et à utiliser la hôte par extraction de la cuisine et/ou la 2ème vitesse de la bouche de ventilation de la pièce ;
3)    j’évite l’utilisation des parfums d’intérieur, l’encens, les bougies, les sprays, le papier d’Arménie ;
4)    En période de chauffe, comme c’est le cas en ce moment, je veille à bien entretenir mon appareil de chauffage pour éviter notamment la pollution par le monoxyde de carbone, gaz qui peut être mortel ;  
5)    pour éviter l’humidité et le développement de moisissures, j’aère plus largement les pièces après une douche ou un bain, pendant ou après avoir cuisiné, pendant le séchage du linge ;
6)    je stocke les produits de nettoyage dans un local aéré et je respecte les doses préconisées ;
7)    je veille au bon fonctionnement des appareils à combustion (chauffe-eau et appareil de cuisson) ;
8)    j’évite d’utiliser des produits à base de solvants (peinture à l’huile, essence, térébenthine, pesticides et autres). Sinon, je les manipule avec soin, je ferme les contenants hermétiquement et je pense à bien aérer la pièce pendant et après l’activité ; 
9)    si j’effectue des travaux d’intérieur, je le fais lors de plages horaires où je peux aérer largement mon logement ;
10)    j’aère chaque jour ma literie et la nettoie fréquemment ;
11)    je limite l’accès des chambres aux animaux domestiques car ils peuvent être porteurs d’allergènes ;
12)    je passe régulièrement l’aspirateur afin d’éliminer les poussières du sol et des tissus d’ameublement, en pensant à changer le sac et également si nécessaire le filtre à air de l’aspirateur ;
13)    enfin, la pollution de l’air extérieur se retrouve dans l’air de mon logement : je ne brûle pas de déchets végétaux dans mon jardin. Cela polluerait l’air extérieur ainsi que celui de mon logement. Je les conserve et les apporterai à la déchetterie dès sa réouverture. Le brûlage à l’air libre est interdit par la loi (sauf exceptions) et émet de nombreuses substances toxiques.

>> Retrouvez les bons gestes en air intérieur sur cette vidéo d'ATMO Grand Est

6- Est-ce qu’ATMO Grand Est peut mesurer la qualité de l’air qu’il y a chez moi ?

ATMO Grand Est dispose d’experts en qualité de l’air intérieur. En cette période de crise sanitaire, les activités de mesures de l’air intérieur par ATMO Grand Est sont temporairement suspendues. Mais en temps normal, ATMO Grand Est effectue des campagnes de mesures en air intérieur chez les particuliers à la demande de Conseillers en Environnement Intérieur (CEI) ou de l’Agence Régionale de Santé dans le cadre du dispositif IntAir’Agir

Pour en savoir plus

>> Vidéo ATMO Grand Est sur les bons gestes faciles pour un air intérieur sain
>> Actualité ATMO Grand Est sur l’utilisation des bougies et encens 
>> Guide ADEME « Un air sain chez soi »
>> Informations sur les sources et effet des polluants en air intérieur sur le site d’ATMO Grand Est
 

 

 

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