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7. La saison pollinique 2020 a démarré !

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Image par congerdesign de Pixabay

La pollinisation a déjà commencé dans le Grand Est et les capteurs ont été remis en route depuis le mois de janvier. Alors, quels pollens avons-nous observé depuis le début de la saison ? Comment la surveillance des pollens est-elle réalisée ? Quels sont les outils utilisés pour les analyser ? ATMO Grand Est vous répond !

QuelLEs espèces ont été observées en ce début d'année ?

Dès le mois de décembre 2019, c'est le noisetier de l'espèce Corylus americana qui a ouvert le bal de la saison pollinique dans le Grand Est. Il a en effet été observé en pollinisation à partir de mi-décembre aux Jardins botaniques du Grand Nancy et de l'Université de Lorraine. Il a été accompagné par l'ensemble des noisetiers début janvier 2020, puis des aulnes dès le début du mois de février. Prochainement, ce sont les saules, dont le potentiel allergisant est de 3 sur 5, qui devraient à leur tour polliniser. 

Les températures douces de ce début d'année contribuant à faire exploser le nombre de pollens de ces espèces, les allergies sont d'ores et déjà de retour.

qui surveille les pollens ?

- Les capteurs :

Les pollens sont observés grâce à des capteurs. A Nancy, le capteur situé sur le toit de la Tour Marcel Brot, et celui de Strasbourg, placés sur le toit de l'Hôpital Universitaire, ont été remis en route dès le mois de janvier afin de suivre la pollinisation en route. 

Comment fonctionne un capteur ? L'appareil aspire un certain volume d'air selon un débit de 10 litres d’air par minute (ce qui correspond à une respiration humaine moyenne). Les grains de pollen contenus dans l’air sont alors projetés sur une bande transparente adhésive placée sur un tambour. Ce dernier, entraîné par un système d’horlogerie, effectue un tour complet en une semaine. Après 7 jours de mesure, le tambour est récupéré pour analyse au sein d’ATMO Grand Est.

La bande adhésive, alors impactée par les pollens, est découpée et montée en 7 lames correspondant aux 7 jours de la semaine pour l’observation microscopique. Les lames sont préparées à l’aide d’une solution colorée, ce qui donne un aspect rose aux pollens. Les pollens sont alors identifiés et comptés à l’aide d’un microscope. Chaque plante a sa période de floraison et chaque pollen a ses propres caractéristiques morphologiques, ce qui permet d’identifier les différents genres ou familles de plantes.

 

Tambour
Le "tambour", situé dans le capteur, détient la bande adhésive
où les pollens se sont collés

 

- Les sentinelles :

Mais ce n'est pas tout. Afin d'observer les pollens, nous faisons également appel aux sentinelles du réseau Pollin'air.

Les sentinelles sont des botanistes volontaires, amateurs ou professionnels qui ont pour mission de renseigner, parmi une liste de 25 espèces allergisantes, les dates de floraison, début et fin de pollinisation des plantes qu’ils ont choisies. Ils renseignent leurs observations en temps réel et de manière géolocalisée via la plateforme Pollin’Air. Grâce à ces bénévoles, les patients allergiques peuvent être avertis en temps réel grâce à des Newsletters personnalisées ou par les professionnels de santé et ainsi prendre les mesures nécessaires.

 

- Le rôle de la veille phénologique :

Pour déterminer les dates ou périodes de pollinisation des espèces qui ont un risque allergique, en parallèle des capteurs et des sentinelles, les pollens sont également surveillés grâce une veille phénologique. Il s'agit de l'étude du développement des plantes tout au long de l'année. A Villers-lès-Nancy, ce ne sont pas moins de 25 espèces végétales qui sont surveillées toute l’année, 1 à 2 fois par semaine selon la saison.

Comment être informé des alertes pollens ?

Vous pouvez vous inscrire gratuitement aux bulletins polliniques en vous rendant sur ATMO Grand Est ou sur la page du réseau Pollin'air.

 

>> Vous souhaitez en savoir plus les pollens ? Cet article est fait pour vous ! 

 

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