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Le projet de ZFE à Strasbourg

Eurométropole Strasbourg

Comme toutes les grandes agglomérations, l’Eurométropole de Strasbourg est confrontée à une pollution de l’air qui présente un danger pour la santé des habitant-es. En moyenne, il y aurait 500 décès prématurés par an dans l’Eurométropole du fait de la mauvaise qualité de l’air. Malgré une tendance à l’amélioration de la qualité de l’air ces dernières années, les données mesurées par ATMO Grand Est ont montré des dépassements de la valeur limite en dioxyde d’azote à proximité du trafic routier.

 

Face à ces constats, l’Eurométropole de Strasbourg entend répondre à cet enjeu de santé publique majeur, avec un souci d’équité territoriale et de justice sociale. La mise en place d’une Zone à Faibles Emissions (ZFE), imposée par la loi, va permettre de réduire la pollution de l’air. 

 

 

Consulter la plaquette de communication

  1. Qu’est-ce qu’une Zone à Faibles Émissions ? 

Une ZFE a pour objectif de protéger les populations, résidant dans les zones les plus denses et donc les plus polluées, des risques d’une mauvaise qualité de l’air sur leur santé. 

 

Le principe de la ZFE est de limiter la circulation des véhicules les plus polluants dans un périmètre défini. Pour circuler dans cette zone, une vignette Crit’Air doit être apposée obligatoirement sur le parebrise des véhicules. 

 

Elle permet de les distinguer en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques. Les plus polluants et les « non classés » ne pourront pas (sauf dérogation) rouler dans la ZFE. 

 

L’idée est donc d’encourager les moyens de déplacement alternatifs ainsi que l’utilisation des véhicules plus propres. 

  1. Le transport routier impactant sur la santé 

Les transports routiers sont à l’origine de la dégradation de la qualité de l’air. Ainsi, la proximité avec les axes routiers serait à l’origine : 

  • de 15 à 30 % des nouveaux cas d’asthme chez l’enfant 

  • de certaines pathologies chroniques respiratoires et cardiovasculaires chez les adultes de 65 ans et plus 

  • de l’augmentation de 30 % de la fréquence de nouveaux cas de leucémie de type myéloblastique chez les enfants 

 

La pollution de l’air touche davantage les quartiers riverains d’axes routiers dont les populations sont les plus fragiles et les moins aisées. Alors que ces ménages sont faiblement émetteurs de polluants, ils sont les premiers à en subir les conséquences. 

Toutes les études démontrent que les populations vivant dans des zones où l’air est pollué développent des maladies cardio-respiratoires ou cérébrales et des cancers.

  1. Le transport routier impactant sur l’environnement 

En plus d’impacter notre santé, le trafic routier participe également à la dégradation du climat. Sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg, sa contribution dans les émissions globales de gaz à effet de serre s’élève à 34 %, ce qui en fait le premier secteur émetteur du territoire. 

 

De plus, la mauvaise qualité de l’air a des coûts socio-économiques considérables. Les coûts des dépenses de santé liés à la pollution de l’air pour une commune de la taille de Strasbourg sont estimés à 268 millions d’euros, soit 955 € par habitant·e2. 

 

 

Carte des concentrations de dioxyde d’azote liées au trafic routier 

 

 

La pollution sur l’Eurométropole en chiffres :

84 % des émissions de dioxyde d’azote liées à la circulation routière 

30 % de cas d’asthme en plus pour les enfants proches des axes routiers 

500 décès prématurés par an dûs à la pollution de l’air sur l’Eurométropole 

 

Quelles sont les étapes de la mise en place de la ZFE à Strasbourg ?

Du 10 mai au 24 juin 2021, la conférence citoyenne intitulée « Santé, climat : quelles mobilités pour améliorer la qualité de l’air sur notre territoire ? » permettra de débattre autour des enjeux de santé publique liés à la pollution de l’air, de répondre aux questions de tous·tes les habitant·e·s de l’Eurométropole de Strasbourg, et de trouver les solutions de mobilité adaptées. Cette conférence commencera lors d’un événement de lancement le 11 mai à 18h, et se composera de sept ateliers thématiques et territorialisés destinés aux habitant·e·s, et de trois ateliers destinés aux entreprises. Les dates des ateliers ainsi que toutes les modalités de cette concertation seront précisées sur participer.strasbourg.eu/ et sur zfe.strasbourg.eu/  

 

À l’automne, l’Eurométropole de Strasbourg fera le bilan public de l’ensemble des contributions et ajustera son dispositif d’accompagnement pour tenir compte des apports de la concertation. Deux délibérations seront présentées au conseil de l’Eurométropole, pour fixer le cadre général en juillet, et pour mettre en œuvre les solutions décidées lors de la conférence citoyenne en septembre 2021. Les partenaires, actrices et acteurs du territoire et le grand public seront consultés sur les projets d’arrêtés municipaux de création de la ZFE. 

Des mesures progressives 

Pour gagner en souplesse, les interdictions de circulation des véhicules en fonction de leur vignette Crit’Air se feront de manière progressive, avec une phase pédagogique précédent la date d’interdiction définitive de circuler. 

 

 

 

Chaque période correspond aux phases préparatoires pour chaque catégorie (information et sensibilisation, accompagnement à la transition, premières restrictions) jusqu’à la date d’interdiction définitive (avec contrôles et sanctions) 

 

Par exemple, pour les Crit’Air 5, la ZFE entre en vigueur en 2022 et leur interdiction définitive de circuler en 2023 ; 2022 étant consacrée à faire de la communication ciblée, à accompagner les ménages et à organiser le changement. Il y aura des contrôles pédagogiques durant ses phases de préparation. 

  • Ce calendrier répond à trois objectifs : 

  • - un dispositif cohérent et lisible pour tous sur le territoire de l’Eurométropole

  • - une temporalité qui permet à chacun·e d’adapter ses pratiques de mobilité pour ne laisser personne de côté,

  • - l’atteinte des résultats escomptés en terme de qualité de l’air et de santé publique. 

 

 

 

Pour aider chacun∙e dans cette transition, un accompagnement vers les mobilités alternatives, des aides financières massives et des dérogations seront proposés. Chaque étape formelle d’interdiction définitive et permanente, qui se traduira par des contrôles et sanctions, sera précédée d’une phase renforcée et adaptée dans sa durée d’accompagnement des habitants et des entreprises.

 

Pour favoriser la mutation de leurs pratiques de mobilité, l’Eurométropole, avec l’appui des communes, mettra en place du conseil personnalisé en mobilité, un accompagnement pour les demandes d’aides, des campagnes d’information et des contrôles pédagogiques (distribution de flyers, orientation vers les services d’accompagnement). 

Une évaluation annuelle 

Enfin, pour vérifier l’efficacité du dispositif, des évaluations annuelles seront réalisées. Entre 2023 et 2024, une évaluation renforcée de l’impact de ces mesures sur la qualité de l’air, la santé, l’évolution du parc de véhicules et des pratiques de mobilité sera organisée et fera l’objet d’une nouvelle concertation citoyenne. Elle permettra de vérifier que le calendrier est compatible avec l’atteinte des objectifs de qualité de l’air et de santé des habitants du territoire.  

 

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