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Les chiffres clefs d’ATMO Grand Est

unsplash Mike Wilson

 

 

Pour la première fois depuis la fusion des régions, ATMO Grand Est publie ses chiffres clefs (année de référence 2014).

 

Cette publication est réalisée dans le cadre des travaux de l'Observatoire Air Climat Energie qui est né d'un travail collaboratif entre la Région Grand Est, l'ADEME et la DREAL. Animé par ATMO Grand Est, cet Observatoire a pour but de fournir des éléments d'analyse et d'aide à la décision aux différents acteurs du territoire régional qui mettent en œuvre des politiques en matière d'air, de climat et d'énergie. Ces travaux alimentent aussi le Programme Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air, feuille de route de l’association. 

 

 

1. Des Gaz à Effet de Serre en baisse continue

Evolution des émissions directes de GES

 

Les progrès techniques effectués par l'industrie et dans une moindre mesure dans le domaine des transports, des années d’incitation, de sensibilisation, et aussi de rénovation dans le secteur Résidentiel et Tertiaire, ont permis de réduire très sensiblement les émissions de GES. Autres facteurs : les difficultés économiques qui ont fait suite à la crise de 2008 et la poursuite de la désindustrialisation sur le territoire du Grand Est.

 

 

2. Des émissions de polluants en forte décroissance

 

Evolution des émissions de polluants

 

Ce tableau permet de voir que les concentrations de polluants qui font l'objet d'un suivi réglementaire connaissent une forte décrue. Les objectifs nationaux sont en passe d’être tenus si la dynamique actuelle se poursuit, même si les niveaux d'émissions par habitant demeurent plus élevés dans le Grand Est que la moyenne française.

 

Ces ratios d’émissions plus élevés dans le Grand Est sont le fait de plusieurs facteurs :

 

- une industrie qui perdure, sidérurgique notamment;

- des forêts étendues, ce qui se traduit par un recours plus important au bois de chauffage, fort émetteur de particules;

- un trafic routier plus dense, du fait de la situation de la région, transfrontalière au carrefour de différents axes majeurs;

- une production d'électricité importante recourant à des centrales thermiques.

 

 

3. Toujours moins d'énergie consommée

Evolution de la consommation énergétique

Légende de l'évolution de la consommation énergétique

 

Cette baisse est liée à près de 60% à l'activité industrielle de la région. Elle résulte ainsi de :

 

- l'emploi de technologies moins énergivores ;

- la baisse d'activité suite à la crise de 2008 ;

- la fermeture de différents sites.

 

A un moindre degré, elle s'explique également pour le secteur Résidentiel par la rénovation énergétique. Par ailleurs, l'hiver 2014 s'étant avéré moins rigoureux que celui de 2012, le recours au chauffage a été moins important. Cela a entraîné une moindre consommation d'énergie et des émissions moins élevées.

4. Une énergie qui vient encore massivement du pétrole

Répartition de la consommation énergétique par source en 2014

Répartition de la consommation énergétique par source en 2014

 

Ce graphique permet de constater la permanence du poids considérable des énergies fossiles (gaz, produits pétroliers, combustibles minéraux, etc.) dans le mix de consommation énergétique dans le Grand Est. Des efforts importants restent à accomplir pour décarboner l'économie. L'utilisation de ces sources d'énergies génère des émissions de Gaz à Effets de Serre et autres polluants.

 

Il importe de préciser que l'électricité produite peut également générer des polluants, notamment dans le cas de centrales thermiques. 

 

5. PRODUCTIOn d'énergie : des énergies renouvelables minoritaires, mais en progrès

 

Evolution de la production d'énergie

Légende de la production d'énergie dans le Grand Est

 

On constate ici la montée en puissance, certes lente mais continue, des Energies Renouvelables (en vert sur le graphique). Le Grand Est demeure un important producteur d'énergie nucléaire.

 

6. Le bois, première énergie renouvelable

Répartition de la production d'énergie primaire renouvelable en 2014

 

En détaillant cette production d'énergie renouvelable, on constate la part très importante de la filière bois. Le Grand Est est en effet riche de forêts, un atout qui a d'autres avantages comme le montre le graphique suivant. 

 

7. Les forêts du Grand Est : un piège à Gaz à Effets de Serre

Evolution de la séquestration carbone

 

Légende

 

Grâce au mécanisme de la photosynthèse, les végétaux transforment du CO2  en matière organique. Autre avantage, les forêts agissent comme de formidable "puits de carbone" : alors que la consommation d'énergie fossile libère de formidables quantités de GES dans l'atmosphère, les forêts permettent d'en restocker une partie.

 

Les puits naturels

les océans : on estime que les océans auraient absorbé près d'un tiers des émissions "historiques" de carbone. Mais la hausse importante des émissions de CO2 et la pollution des littoraux ont conduit à l'acidification des océans, dont la capacité à absorber du carbone baisse régulièrement ces dernières années.

les forêts : les arbres captent de grandes quantités de CO2. A elles seules, les forêts tropicales absorberaient 15% des émissions de carbone liées aux activités humaines.

les tourbières : même s'ils sont relativement négligeables du point de vue de leur superficie, ces écosystèmes comptent parmi les meilleures réserves de carbone, grâce à la photosynthèse des végétaux.

 

 

8. Les sources d'emissions de particules PM10

Les sources d’émissions de particules PM10

 

Légende

 

Les particules PM10 sont, avec les PM2.5 et les oxydes d'azote, un polluant dont il est souvent question, car elles sont soumises à une surveillance de la part des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air et que des dépassements de seuils réglementaires sont régulièrement constatés. 

 

Parmi les émetteurs de PM10 (c'est à dire de particules d'un diamètre aérodynamique inférieur à 10µg), on observe l'importance du secteur agricole. Ces émissions sont directement liées au travail du sol : labours, récoltes, etc. Le secteur résidentiel est un autre émetteur important, du fait des consommations d'énergies et notamment de la combustion de bois en période hivernale. 

 

La baisse globale observée au niveau de la grande région s'explique d’abord par la forte baisse des émissions du secteur Industrie et des producteurs d’énergie, baisse liée à la diminution de la consommation énergétique, et notamment celle des sources les plus polluantes (charbon, fioul). En cause : la fermeture de sites industriels (mais ce n’est pas la plus grosse partie), la baisse d’activité (difficile à mesurer) et l’amélioration de l’efficacité énergétique. De plus une partie de la baisse des émissions est liée à la mise-en-place de techniques de réduction des émissions, comme par exemple des dépoussiéreurs (en effet les émissions du secteur diminuent plus vite que la consommation d’énergie à l’origine de ces émissions).

 

Cette baisse des émissions de PM10 est imputable pour 38% aux secteurs Résidentiel et au Transport Routier. Pour le Résidentiel, l'explication est à chercher du côté de la diminution de la consommation énergétique. S'agissant du Transport Routier, les émissions baissent grâce au renouvellement du parc. Les véhicules plus récents sont moins polluants du fait des normes Euro. Toutefois, le nombre de kilomètres parcourus par l’ensemble des véhicules circulant dans la Région est en légère augmentation (+1.7%).

 

9. Les sources d’émissions de particules fines PM2.5

Les sources d'émissions de micro particules PM2.5

 

Pour les PM2.5, les sources principales sont les Secteurs Résidentiels (combustion de bois principalement) et Agricole (travail du sol).

 

Là encore, la baisse globale au niveau du Grand Est s’explique d’abord par la forte baisse des émissions de la Branche Industrie et de la Branche Energie. Viennent ensuite les secteurs Résidentiel et Transport routier, qui expliquent chacun environ 23% de la baisse des émissions entre 2005 et 2014. Les raisons de cette baisse sont identiques aux PM10 : baisse de la consommation énergétique dans le Résidentiel (limitée ici par la hausse de la consommation de bois) et renouvellement du parc pour le Transport Routier. 

 

Pour le secteur agricole, la baisse des émissions fait suite au remplacement du fioul domestique par du gazole non routier et des agrocarburants dans la consommation des engins agricoles. Toutefois, cette baisse est minime en comparaison de la baisse des autres secteurs.

10. Les sources d'émissions d'oxydes d'azote

 

Les sources d'émission d'oxyde d'azote

S'agissant des émissions de NOX, le secteur des Transports Routiers est le 1er émetteur. Là encore, le renouvellement du parc a permis une baisse substantielle, qui représente 37% de l’évolution observée entre 2005 et 2014.

 

La forte baisse des émissions du secteur Industrie et de la Branche Energie, qui obéit aux mêmes facteurs que pour les PM10 et PM2.5, explique 51% de la baisse globale entre 2005 et 2014.

 

>> Télécharger l'ensemble des chiffres clés d'ATMO Grand Est.

 

 

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