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Nomination de Cyril Pallarès en tant que Directeur de la Direction Opérationnelle

Il y a 21 ans, Cyril Pallarès rejoignait ATMO Grand Est. Il a été responsable de l’unité de surveillance réglementaire pendant 4 ans et depuis ce mois de juin 2021, il a été nommé Directeur de la Direction Opérationnelle. Retour sur son parcours :

 

Pouvez-vous nous expliquer quel a été votre parcours scolaire ?  

« J’ai tout d’abord suivi des études en biologie dans un cursus de biologie cellulaire jusqu’au Master. J’ai également étudié la physiologie végétale. Pour ma thèse, j’ai choisi d’étudier les pluies acides qui étaient un réel problème à la fin des années 80 et au début des années 90. C’était un grand questionnement dont on entendait beaucoup parler. J’ai eu l’opportunité de travailler sur les mécanismes réactionnels de formation de l’acidité dans les eaux de pluie. » 

Comment votre carrière professionnelle a-t-elle débuté ? 

« Elle a débuté dès ma thèse pendant laquelle je m’étais spécialisé en chimie atmosphérique. Puis, durant les sept années qui ont suivi, j’ai travaillé au gré des contrats de recherche pour des industries, sur des sujets comme les substances agressives de la couche d’ozone. J’ai aussi travaillé sur des inventaires d’émissions dans le cadre de projets comme Interreg et PRIMEQUAL. » 

Quel a été votre premier contact avec un réseau de mesure ? 

« En 1997, j’ai entrepris un stage de 6 mois à l’AREMA-LRT, l’ancien réseau de mesure de Lille, et c’est là que je suis rentré pour la première fois dans le monde de la surveillance de la qualité de l’air. 

En 1998-1999, j’ai travaillé en collaboration avec l’ASPA, puis un poste a été créé et j’ai été embauché en 2000 en tant qu’ingénieur de qualité de l’air généraliste couvrant l’ensemble des thématiques de la qualité de l’air. 

A partir de ce moment-là, je me suis petit à petit orienté dans la surveillance réglementaire. J’ai également géré des partenariats avec certaines collectivités, notamment Mulhouse, Colmar et Haguenau pour n’en citer que trois, puis je me suis aussi investi dans le PRSQA (Programme Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air). » 

Pourquoi avez-vous choisi de travailler à l’ASPA ? 

« Lors de mes sept années de travaux de recherche, j’avais étudié de nombreuses thématiques traitées par les AASQA (Associations agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air), il était donc presque naturel que je rentre dans un organisme qui travaille sur la surveillance de l’atmosphère.  

Cela me convient bien car j’aime particulièrement approfondir mes connaissances, observer, comprendre, et c’est justement ce que les AASQA permettent dans mon domaine, apprendre chaque jour de nouvelles choses. 

Et puis, il y a aussi le côté délégation de service public, notre AASQA est un soutien à l’ensemble du monde socio-économique (industriels, collectivités, Etat, etc.), ce qui renforce le sentiment d’être utile. » 

Quelles ont été les motivations qui vous ont poussées à évoluer comme Directeur délégué de la Direction Opérationnelle ? 

« Lors de la fusion, plusieurs changements avaient déjà eu lieu, notamment la création des équipes. J’avais ainsi postulé à la responsabilité de la surveillance réglementaire et permanente. Cette unité couvrait beaucoup de sujets différents, c’est cela qui m’attirait car je ne souhaitais pas être enfermé dans une seule thématique. J’ai été retenu, et pendant 4 ans j’ai été responsable de cette unité. 

Par la suite, avec la nouvelle réorganisation d’ATMO Grand Est qui a débuté fin 2020, je me suis dit qu’il serait intéressant pour moi d’élargir mes champs de travail, comme la modélisation par exemple, que j’avais étudié au début de mon parcours.  

La Direction Opérationnelle m’intéressait particulièrement car elle couvre l’ensemble de la surveillance de la qualité de l’air et de ses outils. »  

Quelles sont vos ambitions pour cette direction ? 

« Je souhaite tout simplement que la Direction Opérationnelle puisse construire les réponses aux demandes qui lui sont adressées sur toutes les thématiques. » 

Quelle est votre vision de cette direction ? 

« Je pense que c’est dans cette direction que se trouve le cœur des métiers de la surveillance de qualité de l’air, des métiers historiques avec les techniciens de mesures et les inventoristes. Finalement, la Direction Opérationnelle produit les données sur lesquelles les autres directions vont pouvoir s’appuyer.  

Selon moi, l’objectif de cette direction est qu’elle soit au plus proche de l’état de l’art, c’est-à-dire des techniques pour pouvoir répondre aux demandes qui sont adressées. Pour y répondre, je pense qu’il faudra que cela se fasse en co-construction avec l’ensemble des unités de la Direction Opérationnelle avec un esprit de synergies qui sont nombreuses. »  

Pouvez-vous nous dire quels sont les objectifs sur le court et long terme de la Direction opérationnelle ? 

« Parmi les plus importants : l’optimisation des moyens d’évaluation de la qualité de l’air, le développement de la modélisation à fine échelle et plus généralement la valorisation de l’ensemble des données produites. 

Mais aussi, renforcer la capacité de simulation de nos outils (émissions et modélisation) pour répondre à nos partenaires, que ce soit les collectivités ou l’état en soutien des outils de planification. 

A titre personnel, quelles sont vos passions ? 

« Je suis passionné par le tir à l’arc que j’ai longtemps pratiqué au sein du club « Les compagnons d’arc de Lingolsheim » et j’ai d’ailleurs été durant plusieurs année membre du comité. Après une année particulière, je compte bien reprendre. 

J’aime également tout ce qui touche à l’histoire et j’apprécie beaucoup la lecture, notamment ce qui touche à la science-fiction.  

Je suis par ailleurs un grand joueur de jeux de société et de jeux de rôle. »  

Une citation favorite ? 

« Ce n’est pas une citation mais j’aime bien rappeler la partition du discours stoïcien parfois présenté en “vertus” : 

  • La logique (ou la raison) permet de structurer le discours en le fondant sur la réflexion 

  • La physique pour comprendre le monde qui nous entoure et savoir ou agir. 

  • L’éthique qui concerne l’action à mettre en accord avec notre propre éthique personnelle. 

Pour moi, ces 3 parties poussent à plus de tempérance et j’en ai souvent besoin. »  

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