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Pic de pollution à l'ozone : Le Grand Est touché

Message d'alerte diffusé sur les panneaux d'autoroute
Crédits photo
ATMO Grand Est - Karim Siari

L’été 2018 est classé par Météo France, comme étant le deuxième été le plus chaud au niveau national depuis 1900. Le rayonnement solaire et la chaleur qui ont régné sur le Grand Est ont engendré la formation d’ozone, polluant secondaire irritant pour les voies respiratoires.

 

La région Grand Est a connu deux épisodes de pollution à l’ozone. Ce gaz est dit secondaire.  Il se forme à partir d’une réaction photochimique. A partir de polluants primaires tels que les composés organiques volatils ou les oxydes d’azote, sous l’effet du rayonnement solaire et de la chaleur, ces molécules vont se transformer pour former de l’ozone. Ce polluant est particulièrement irritant pour les voies respiratoires. (Cf : Découvrez notre vidéo : la pollution à l'ozone expliquée par ATMO Grand Est).

L’été 2018 a été marqué par une vague de chaleur qui a sévi sur l’ensemble de la France du 24 juillet au 8 août. Durant ce laps de temps, la région Grand Est a connu deux épisodes de pollution à l’ozone.

premier épisode de pollution à l’ozone du 24 au 27 juillet. 

La procédure d’information et de recommandations a été activée le 24 juillet sur le Bas-Rhin, Haut-Rhin, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et la Moselle. Le 25 juillet, la procédure d’information et de recommandations a été activée aux cinq autres départements de la région Grand Est. La procédure d’alerte sur persistance de niveau 1 a été déclenchée sur les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle. Le 27 juillet, les procédures d’alerte ont été déclenchées sur l’ensemble des départements du Grand Est (cf. bilan de l’épisode de pollution du 24 au 27 juillet 2018). Toutes les procédures d’alerte ont été levées le 28 juillet à la suite de l’arrivée d’un temps plus perturbé.

Second épisode de pollution à l'ozone du 2 au 7 août

L'ensemble des départements du Grand Est ont été touchés lors de cet épisode.

Le 3 août, les procédures d’information et de recommandations ont été activées sur quasi tous les départements du Grand Est, à l’exception des Vosges.
Le 4 août, les procédures d’alerte sur persistance de niveau 1 ont été activées sur l’Aube, les Ardennes, la Marne, la Haute-Marne, Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et la Moselle.
Le 5 août, les procédures d’alerte ont été levées pour 4 départements (Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse et Moselle). Cependant, les procédures d’alerte sur persistance de niveau 2 ont été maintenues pour le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Marne, Les Ardennes et l’Aube.
 Le 6 août, les procédures d’alertes sur persistance niveau 2 ont été maintenues sur les 5 départements. Les procédures d’informations et de recommandations ont été activées sur les départements suivants : Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges.
Le 7 août les procédures d’alerte sur persistance de niveau 3 ont été maintenues sur les départements suivants : l’Aube, les Ardennes, La Marne, Bas-Rhin et le Haut-Rhin. La procédure d’alerte sur persistance de niveau 1 est déclenchée pour la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, La Moselle et les Vosges. (cf. Bilan de l’épisode de pollution du 02 au 07 août 2018). A partir du 8 août, les procédures d’alerte ont été levées sur l’ensemble des départements.

Lors de ce dernier épisode de pollution, plusieurs mesures d’urgence ont été appliquées dans plusieurs départements du Grand Est pour limiter les émissions de polluants précurseurs d’ozone, comme les oxydes d’azote. Par exemple, les vitesses de circulation ont été abaissées de 20 km/h sur les routes et autoroutes, sans descendre en-dessous des 70 km/h. (Cf. Pic de pollution à l'ozone : revue de presse)

Pic de pollution à l’ozone : l’Eurométropole de Strasbourg met en place Crit’air

La ville et l'Eurométropole de Strasbourg l'avaient annoncé en juillet 2017 que la circulation différenciée serait mise en place lors des pics de pollution à partir du 1er novembre. Pour la première fois, le 6 août 2018, la préfecture du Bas-Rhin a mis en place la circulation différenciée sur les 33 communes de l'Eurométropole de Strasbourg. Ce dispositif vise à ne laisser circuler que les véhicules les moins polluants, basés sur la base du certificat Crit'air, apposé sur le pare-brise des véhicules. Ainsi, seules les voitures équipées de vignettes vertes 1,2 ou 3 ont été autorisées à rouler.

Vignettes Crit'air
Vignettes Crit'air

>> En savoir plus : Certificat Crit'air et l'Eurométropole Respire mieux !

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