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Temps froid et sec : propice aux pics de pollution aux particules (PM10)

Vegetation givrée source : Pixabay_alicja
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La qualité de l'air, et notamment la pollution aux particules, sont très directement liées aux conditions météorologiques.

 

 

 

La qualité de l'air que l'on respire dépend de nombreux paramètres, les émissions de polluants bien sûr, du relief naturel ou urbain, de la présence d'îlots de chaleur, mais également des conditions météorologiques.

Ainsi le vent est un élément déterminant dans la dispersion des polluants atmosphériques. La pluie permet également de diminuer de manière significative les concentrations de polluants dans l'air ambiant. A l'inverse, les situations anticycloniques, avec des masses d'air stagnantes, conduisent à des augmentations des concentrations de polluants. On comprend donc qu'un temps froid et sec puisse se caractériser par des concentrations de polluants élevées et se traduise par des pics de pollution.

Le phénomène d'inversion thermique, comment ça marche ?

Les températures ont elles aussi une influence très notable sur la qualité de l'air que nous respirons, notamment dans les périodes de grand froid, du fait d'un phénomène bien identifié : l'inversion thermique.

Ce phénomène est particulièrement fréquent en hiver et se trouve à l'origine d'augmentations saisonnières des niveaux de polluants. En temps normal, la température de l'air diminue avec l'altitude (dans les basses couches de l'atmosphère), l'air chaud chargé de polluants se disperse à la verticale (principe de la montgolfière). En période de grand froid, la température du sol diminue fortement pendant la nuit (par temps clair en hiver). A son contact, les masses d'air se refroidissent également, et les polluants qui ne peuvent plus être dispersés à la verticale, se trouvent bloqués par cette masse d'air chaud en altitude appelée plus communément couche d'inversion. Dès lors, les polluants s'accumulent, et les particules potentiellement nocives pour la santé atteignent des concentrations plus élevées. Comme en hiver, une ville est toutefois plus chaude au sol que la campagne, un air instable s'installe sous l'inversion de température en formant le "dôme urbain de pollution" sous lequel les pollutions se mélangent sans pouvoir s'échapper.

Qui alerte en cas de pic de pollution atmosphérique dans le Grand Est ?

ATMO Grand Est, association agréée par le Ministère en charge de l'environnement afin de surveiller la qualité de l'air sur le Grand Est, est chargé de ces alertes. Pour cela, ses experts disposent de stations de mesures et d'outils de modélisation, très utiles pour prévoir les pics de pollution. Les missions d'ATMO Grand Est ne s'arrêtent pas à la surveillance de la pollution atmosphérique, mais l'association alerte et informe, accompagne les décideurs et améliore les connaissances.

Pourquoi les particules sont dangereuses pour la santé ?

Les particules (PM10), invisibles à l'oeil nu, sont des particules de diamètre inférieur à 10 micromètres (100 fois plus petites qu'un millimètre). Elles sont dangereuses pour la santé car les particules les plus fines pénètrent profondément dans l'appareil respiratoire, et peuvent également être porteuses de substances cancérigènes.

 

Comment agir sur la qualité de l'air et sur sa facture énergétique ?

Les émissions de particules proviennent essentiellement de nombreuses sources de pollution, en particulier de la combustion de biomasse et de combustibles fossiles comme le charbon et les fiouls, certains procédés industriels et industries particulières (exploitation de carrière, travail du bois, chantiers et BTP, manutention de céréales, chimie, fonderies, cimenteries, ...), de l'agriculture et du transport routier...

En période hivernale, la contribution des émissions de chauffage peut être importante. En effet, dans la région Grand Est, 28 % des émissions de PM10 proviennent du chauffage au bois résidentiel. Ainsi chacun peut agir en modernisant son appareil de chauffage afin de réduire les émissions polluantes tout en améliorant les performances énergétiques. A titre d'exemple, une cheminée à foyer ouvert émet 5 fois plus de PM10 que les foyers fermés et poêles performants, et a un rendement au moins 6 fois supérieur. Un label appelé "Flamme Verte" classe la performance des appareils sur le plan énergétique et environnemental en leur attribuant des niveaux entre 1 et 7 étoiles. Depuis le 1er janvier 2015, seules les classes à partir de 5 étoiles bénéficient d'un label "Flamme Verte".

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