Recherche des épisodes de pollution en cours

Au service de la santé

ATMO Grand Est surveille chaque jour la qualité de l’atmosphère grâce à un réseau de mesure déployé sur l’ensemble du territoire régional. Ses équipes d’ingénieurs, d’experts et de modélisateurs, se chargent de récolter, d’analyser et d’exploiter les données ainsi produites.

En tant qu’organisme agréé par l’Etat, ATMO Grand Est remplit une mission de service public et met cette connaissance à la disposition du plus grand nombre, collectivités, décideurs, scientifiques et citoyens.

SENSIBILISATION, PéDAGOGIE, EDUCATION

ATMO Grand Est mène également tout un travail d’acculturation auprès du grand public. En effet, la connaissance des grands enjeux de l’air, du climat, de l’énergie est une nécessité pour modifier les comportements dans un sens plus vertueux et permettre aux personnes de se protéger au mieux.

Pour ce faire, ATMO Grand Est intervient dans les écoles, les universités, les organismes de santé. Dans le cadre de diverses manifestations, l’AASQA dispense des conseils pour respirer un air de meilleure qualité, notamment en espace clos.

INNOVATION ET MOBILISATION

Organisme producteur de données, acteur scientifique et technologique de pointe, ATMO Grand Est s’inscrit dans une logique d’innovation permanente et de mobilisation des citoyens autour des problématiques de l’air, de l’énergie, du climat et de la santé.

Pollin’air est un exemple de ce qui peut être fait à la jonction des problématiques des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), de la qualité de l’air et de la santé des personnes. Pollin’air est une plateforme digitale qui met en relation des botanistes (amateurs ou professionnels) et des personnes allergiques aux pollens, afin que ces dernières soient informées en temps réel de l’arrivée des pollens auxquels elles sont sensibles.

 

>> La plateforme Pollin'Air

Ce dispositif expérimenté à l’heure actuelle sur le territoire lorrain pourra être étendu à terme sur l’ensemble de la région Grand Est.

RECHERCHE, ETUDES éPIDéMIOLOGIQUES ET SANITAIRES

ATMO Grand Est apporte également son concours, son expertise et les connaissances qu’elle produit à divers projets scientifiques ayant trait à la santé. Voici quelques exemples.

PATer

Ce projet qui associe plusieurs Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA), l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l'Institut National de l'Environnement Industriel et des RISques (INERIS) illustre de quelle manière les données scientifiques produites par ATMO Grand Est sont mis au service de recherches épidémiologiques ou de programmes sanitaires. Il est piloté par la fédération des AASQA, ATMO France, avec le concours du Programme Environnement-Santé-Travail de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui bénéficie du soutien des ministères chargés de l’écologie et du travail.

 

PATer poursuit deux objectifs : modéliser la dispersion des polluants atmosphériques à l’échelle de la France, puis utiliser ce modèle de prédiction pour étudier les liens entre l’exposition de femmes enceintes à la pollution atmosphérique et la croissance fœtale.

 

Ce projet scientifique s’inscrit dans le cadre de l’étude ELFE. Il s’agit de la première étude longitudinale française consacrée au suivi des enfants, de la naissance à l’âge adulte, qui aborde les multiples aspects de la vie de l’enfant sous l’angle des sciences sociales, de la santé et de la santé-environnement. Lancée auprès de 500 familles pilotes en 2007, elle est généralisée en France métropolitaine depuis avril 2011 et concerne plus de 18 000 enfants.

 

Les indicateurs de pollution étudiés sont prioritairement le dioxyde d'azote (NO2) et les poussières très fines (PM2.5) mais également l’ozone (O3), le dioxyde de soufre (SO2), et les poussières fines (PM10).

>> En savoir plus

Etude APHEKOM

Le projet européen APHEKOM (Improving Knowledge and communication for Decision Making on Air Pollution and Health in Europe) mené par Santé Publique France visait à évaluer les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé dans toute l’Europe. Pour mener à bien ce travail, les partenaires ont utilisé les mesures de poussières fines et d’ozone effectuées par les organismes chargés de la surveillance de la qualité de l’air entre 2004 et 2006. Parmi les 25 villes considérées, on comptait neuf villes françaises : Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse. Réparties sur l’ensemble du territoire, ces villes représentent 12 millions d’habitants, dont 6,5 millions dans la seule zone de Paris.

Les conclusions du projet européen APHEKOM ont été rendues publiques en 2011. Il apparait ainsi que l’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois (selon la ville) si les concentrations moyennes annuelles de PM2.5 respectaient la valeur guide de l'OMS (10 µg/m3) (bénéfice économique associé : 5 milliards € par an).

>> En savoir plus

2016 : Etude EQIS Air et Santé 

Les données produites par ATMO Grand Est et ses homologues ont alimenté une vaste Evaluation Quantitative de l’Impact Sanitaire (EQIS) des poussières fines PM2.5 sur la santé.

Menée par Santé Publique France, cette étude a notamment apporté une nouvelle estimation des incidences de la pollution aux particules fines PM2.5 en lien avec l’activité humaine. En France, ce sont ainsi 48000 décès qui sont liés chaque année à la pollution.

Cette étude a également démontré que les pics de pollution pèsent beaucoup moins sur la santé que l’exposition chronique, un principe qu’ATMO Grand Est tient à mettre en avant.

>> En savoir plus

Participation au projet EDEN

Dans le cadre de cette étude épidémiologique, des chercheurs suivent des enfants dès la fin du premier trimestre de grossesse jusqu’à l’âge de 5 ans, en prenant en compte un large éventail de renseignements recueillis auprès de la mère, du père, lors des examens de l'enfant et en s'appuyant sur un recueil d'échantillons biologiques. La plupart des familles EDEN ont accepté de rester dans la cohorte au-delà de 5 ans, ainsi l’étude continue avec de nouveaux contacts à 8 et 10 ans.

Son objectif est de mieux établir l′importance des déterminants précoces sur la santé des individus, en particulier en regard des facteurs d'environnement qui l'influencent au cours de l'enfance, puis de la vie adulte.

L’enquête EDEN est conduite sous l’égide de plusieurs laboratoires d'épidémiologie de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et des Centres Hospitaliers Universitaires de Poitiers et de Nancy.

 

Voici quelques-uns des résultats auxquels les données produites par ATMO Grand Est ont pu participer :

  • - Effets sur la santé de la pollution atmosphérique : des méthodes de mesures d’expositions différentes donnent-elles des résultats différents ? (2014) ;
  • - Travail méthodologique sur l’estimation des effets sur la santé de la pollution de l’air : recherche d’une meilleure précision en épidémiologie (2013) ;
  • - Exposition à la pollution de l'air et asthme dans la première année de vie. (2013).

>> En savoir plus

Base de données PHYTATMO

La base de données PHYTATMO a pour but de centraliser l’ensemble des données de mesure des pesticides réalisées par les AASQA depuis le début des années 2000.

 

Ces remontées sont effectuées pour alimenter les travaux de l’ANSES sur la définition des modalités d’une surveillance nationale des pesticides dans l’air ambiant et la mise en œuvre du dispositif de phytopharmacovigilance.

 

Toutes les AASQA participent à ce projet qui porte sur quelques 293 substances pesticides.

2009-2011 : Campagne nationale de surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les écoles et les crèches

Dans le cadre du deuxième Plan National Santé Environnement 2009-2013, le ministère du Développement Durable a financé une vaste campagne de mesure dans des écoles et des crèches.

En 2010, ce sont 150 établissements supplémentaires situés dans d’autres régions qui ont bénéficié de la même attention.