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Changement climatique

Fonte des glace

 

La terre est la seule planète connue de notre univers à avoir un climat non extrême, favorable au développement de la vie. Ce climat est rendu possible par les gaz à effet de serre de l'atmosphère qui, en retenant sur notre planète une partie du rayonnement solaire, maintiennent des températures moyennes propices au vivant. Cet équilibre subtil a malheureusement été rompu par l’homme à partir du moment où il a introduit massivement des gaz à effet de serre additionnels. Ceci a eu pour effet un réchauffement planétaire progressif, et à sa suite des changements climatiques à impacts multiples.

 

 

Ce phénomène révèle une triple spécificité : une grande ampleur, une importante inertie et une réelle complexité. Son ampleur car le phénomène est planétaire, l'impact annoncé phénoménal et la lutte pour y remédier tout autant.

 

Son inertie, par l’échelle des équilibres atmosphériques et environnementaux qui se trouvent perturbés mais aussi par l’ampleur des changements à mettre en œuvre… et le poids du passé (et pour une part du présent) notamment en matière de politique de transports et d'aménagement du territoire. Sa complexité, liée à la nature des phénomènes, des impacts probables ou incertains, aux solutions indispensables mais qui pourraient entraîner des effets secondaires indésirables etc.

 

Qu’est-ce que l’effet de serre ?

Notre planète a une atmosphère d’environ 100 km d’épaisseur pour un rayon de 6 378 km ce qui est équivalent à l’épaisseur de la peau pour une pomme.

L’effet de serre est un phénomène naturel. L’énergie solaire qui parvient au sol réchauffe la Terre et se transforme en rayons infrarouges. Comme les vitres d’une serre - d’où le nom donné à ce mécanisme - des gaz présents dans l’atmosphère piègent une partie de ces rayons qui tendent à la réchauffer. Ainsi, sans effet de serre, la température moyenne sur la Terre serait de -18 °C au lieu de 15°C et peu d’eau serait sous forme liquide. La vie y serait impossible sous les formes actuelles.

 

 

 

Le changement climatique

Le climat de la terre a toujours varié en lien avec des phénomènes naturels (soleil, éruption volcanique, axe de rotation de la terre etc.) ; mais depuis 150 ans, ces modifications se sont accélérées avec une augmentation des températures moyennes. La cause de ce réchauffement est liée à l'augmentation de gaz dans l'atmosphère provoquant un dérèglement de l'effet de serre. Ces gaz, responsables de cet effet de serre additionnel, sont issus des activités humaines (combustion fossile, élevage etc.). L'existence du réchauffement climatique et de la responsabilité humaine dans ce phénomène a été confirmée dès 1990 dans le premier rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, créé en 1988). 

 

L’histoire du climat de notre planète comporte des périodes de glaciation et de réchauffement naturelles. Ces cycles naturels sont d’amplitude et de durée variable. 

 

Le réchauffement actuel n’est pas complètement cohérent avec ces cycles naturels ; il est amplifié avec des causes d’origine anthropiques (c'est à dire dues aux activités humaines). C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que l’Homme influe sur son environnement de manière irréversible et avec des phénomènes induits de grande ampleur. 

 

Le principal gaz responsable de l'effet de serre est... la vapeur d’eau. Sa présence est pour la quasi-totalité naturelle. 

Les principaux gaz anthropiques (émis par l'homme et à effet de serre direct) sont : 
     - le gaz carbonique (CO2) ; 
     - le méthane (CH4) ; 
     - le protoxyde d'azote (N2O) ; 
     - l'hydrofluorocarbone (HFCs) ; 
     - l'hydrocarbure perfluoré (PFCs) ; 
     - l'hexafluorure de soufre (SF6). 

  

On peut ajouter à cette liste l’ozone, qui n’est pas directement émis par les sources de pollution mais qui résulte de l’action du rayonnement solaire et des températures élevées sur des gaz (oxydes d’azote, méthane, composés organiques volatils, monoxyde de carbone) issus par une part prépondérante des activités humaines. 

 
Leur effet est plus ou moins important, comme il peut être constaté dans le tableau ci-dessous. 

 

Les gaz responsables du réchauffement
PRG : pouvoir de réchauffement global des gaz 
Durée : temps passé dans l'atmosphère avant d'être dégradé 
Contribution anthropique : part du gaz parmi l'ensemble des gaz émis par l'homme

 

Cette prédominance du CO2 dans les GES explique d’ailleurs la diésélisation du parc automobile encouragé pendant des années par les autorités européennes. En effet, la consommation d’un moteur diesel est inférieure à celle d’un moteur essence, ce qui réduit d’autant les émissions. Malheureusement, ce carburant émet davantage de particules fines que l’essence. Or ces particules nuisent directement à la santé des populations exposées.  

 

>> Pour en savoir plus sur les effets croisés de l’air, du climat et de l’énergie 

 

Le quatrième rapport du GIEC, paru en 2007, indique que les concentrations en dioxyde d’azote (CO2) et en méthane (CH4) excèdent aujourd’hui largement l’intervalle de variation naturelle pour les 650 000 dernières années. La conclusion du cinquième rapport du GIEC est très claire : « les activités humaines, notamment l’usage des énergies fossiles, a conduit à une hausse exceptionnelle de la concentration des gaz à effet de serre transformant le climat à un rythme jamais vu par le passé ». 

 

>> En savoir plus sur le 5e rapport du GIEC 

 

Les émissions des gaz à effet de serre couverts par le protocole de Kyoto (Dioxyde de carbone CO2, Méthane CH4, Protoxyde d’azote N20, Gaz fluorés PFC – HFC – SF6, et Tri fluorure d’azote NF3) ont augmenté de 80 % depuis 1970, et de 30 % depuis 1990 pour atteindre 49 Giga tonnes équivalent CO2 (GtCO2éq) en 2010. 

Au rythme actuel des émissions mondiales [+2,2%/an sur 2000-2010], la hausse des températures moyennes mondiales devrait être comprise entre 3,7 et 4,8°C d’ici à 2100. Pour respecter l’objectif de la COP21 qui est de contenir la hausse des températures en-deçà de 2°C, il faut réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 40 à 70 % en 2050 par rapport aux niveaux de 2010 et atteindre des niveaux proches de zéro GtCO2éq en 2100.  

 

>> En savoir plus sur l'Accord de Paris 

 

 

>> En savoir plus sur la COP21

 

Conséquences du changement climatique 

 

L'ampleur des conséquences du changement climatique en cours (économique, sanitaire, agricole, etc.) reste difficile à évaluer de manière précise. 

 

Ainsi, il est encore malaisé d'établir un lien direct entre le changement climatique et la multiplications des événements météorologiques extrêmes observés au cours des dernières années (tempête, inondation, vague de chaleur etc.). Toutefois, les faits observés correspondent assez exactement aux résultats et prévisions élaborés par le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC).  

D'autres effets du dérèglement climatique sont en revanche observables de manière certaines: fonte des glaciers, hausse du niveau de la mer de 6 cm au cours des 20 dernières années et, plus près de nous en France,  augmentation de la température de 0,85°C entre 1880 et 2012. 

 

Dès à présent, des lichens propres aux régions méditerranéennes prospèrent dans le Grand Est. Plus de 28000 oies cendrées ont hiverné en France en 2011 ; en 1968, on n'en avait comptées que dix.  

Les effets les plus dommageables sont encore à venir. Même si ces derniers sont impossibles à quantifier avec exactitude, des projections réalistes sont déjà disponibles. 

Les effets du changement climatique
Crédit: ministère de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer

 

On peut également s'attendre à de vastes mouvements de migrations de "réfugiés du climat". 

 

À très long terme, des perturbations importantes pourront également intervenir dans les courants marins et les glaces polaires, avec des conséquences sur la répartition du réchauffement climatique selon les régions du globe, notamment un réchauffement moins marqué sur l’Europe du Nord. 

    

Engagements internationaux pour lutter contre les changements climatiques 

L’engagement international pour lutter contre le changement climatique débute en 1972 quand le Club de Rome publie un rapport intitulé « Halte à la croissance ». Au même moment, les Nations Unies organisent à Stockholm une première conférence mondiale sur l'environnement. Les participants adoptent une déclaration de 26 principes et un vaste plan d'actions pour lutter contre la pollution. C'est également à l'issue de cette conférence que le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) voit le jour. 

En 1992 lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro (Brésil), d'autres pays rejoignent le mouvement et deviennent signataire de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette dernière a pour objectif de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre à un niveau qui éviterait toute perturbation humaine dangereuse du système climatique. 

 

Depuis 1992, les signataires de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques se sont réunis dans différentes villes du monde. Ces conférences sont appelées conférence des parties ou COP. En 2015, la COP21 s’est tenue à Paris. Il s'agissaient de la 21ème rencontre entre les parties signataires de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle a abouti à la signature de l'accord de Paris. 

 

Ces COP sont souvent associées au nom de leur ville hôte. Par exemple, on parle de Paris 2015 ou de COP21. De même, le protocole de Kyoto a été signé en 1997 lors de la COP3 qui avait abouti à un accord visant à réduire, entre 2008 et 2012, d'au moins 5 % par rapport au niveau de 1990 les émissions de six gaz à effet de serre. 

 

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>>En savoir plus les COP et la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ici

 

  1. Les enjeux liés du climat avec l’air et l’énergie  

Les émissions de polluants de l’air et de gaz à effet de serre sont étroitement liées aux déplacements motorisés et aux secteurs résidentiel, tertiaire, industriel et agricole. La plupart des activités émettrices de pollution est associée à une consommation d’énergie. Ainsi lutter contre les polluants de l’air et du climat aboutit généralement à un co-bénéfice.  

Cependant, même si la majorité des actions visant à réduire les effets des polluants sur le climat permettent également la réduction de la pollution atmosphérique, ceci n’est pas toujours vérifié. Il faut donc prendre en compte ces effets contre-productifs possibles et y associer des solutions.  

>> Pour plus d’informations sur la transversalité Air-Climat-Energie.

 

  1. Changement climatique : en savoir plus 

Au niveau international : 
Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat
Convention cadre sur les changements climatiques 
   
Au niveau national : 
Observatoire national sur les effets des changements climatiques 
Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME)
Emissions nationales de gaz à effet de serre 
   
Dans le Grand Est 
Région Grand Est    
Délégation régionale de l'ADEME 
Emissions régionales de gaz à effet de serre