Investigation of pollution episodes in progress

ATMO Grand Est impliqué dans le comité opérationnel de la Phytopharmacovigilance (PPV)

Fort d'une expérience de plus de quinze ans dans la mesure et la compréhension des pesticides présents dans l'air, ATMO Grand Est participe au côté de la Fédération ATMO France, au comité opérationnel de phytopharmacovigilance mis en place par l'agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

La phytopharmacovigilance, c'est quoi ?

Dans le cadre de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, l’Anses s’est vu confier la mise en place d’un dispositif de phytopharmacovigilance. Ce dispositif de vigilance couvre la contamination des milieux, l’exposition et les impacts sur les organismes vivants, dont la santé humaine, et les écosystèmes dans leur ensemble, ainsi que les phénomènes d’apparition de résistances.

L’objectif de la phytopharmacovigilance est de surveiller les effets indésirables des produits phytopharmaceutiques commercialisés. Ces derniers sont des préparations destinés à protéger les végétaux et les produits de culture. Ils font partie des pesticides, qui regroupent les biocides et les antiparasitaires à usage humain et vétérinaire (cf. Définition de l'Anses). Ce dispositif va permettre de détecter au plus tôt les signaux qui peuvent amener à prendre des mesures de prévention ou de limiter les risques liés à ces produits.

 

Les organismes participant à la phytopharmacovigilance sont désignés par l’arrêté du 16 février 2017, LIG’AIR (AASQA Centre-Val de Loire), ATMO Grand Est et ATMO Auvergne-Rhône-Alpes y représentent la Fédération ATMO France.

 

Ce dispositif de vigilance repose sur la collecte et l’analyse de données provenant de trois sources :
-    Un réseau de surveillance, c’est-à-dire de recueil systématique, structuré et pérenne de données par des organismes partenaires participant à la PPV  ;
-    La réalisation d’études ponctuelles afin de produire des connaissances manquantes ;
-    Le signalement spontané à l’Anses par les détenteurs d’autorisation de mise sur le marché, fabricants, importateurs, distributeurs, d’utilisateurs professionnels, etc. de toute information relative à un incident, accident, effet indésirable lié à l’utilisation d’un produit phytopharmaceutique ou à une baisse de l’efficacité en particulier résultant de l’apparition de résistances.

 

Le dispositif de PPV s’appuie également sur différents comités et groupe de travail :
-    Un comité de pilotage ayant pour objectif de définir les orientations de la PPV ;
-    Le comité opérationnel ayant pour objectif de suivre les dispositifs et participer à la mise en œuvre des études et travaux financés par la PPV ;
-    Le groupe de travail PPV, composés d’experts ayant pour objectif d’identifier les données nécessaires à la PPV, de participer à l’interprétation sanitaire de ces données, de proposer de nouvelles études en cas de besoin…

Comment les AASQA participent a la phytopharmacovigilance

A ce jour, il n'existe pas de dispositif réglementaire de surveillance des pesticides dans l'air ambiant. Néanmoins, la Fédération ATMO et les associations de surveillance de la qualité de l'air contribuent activement à l'amélioration des connaissances et notamment des composés d'intérêt tels que les pesticides. En réponse à une forte demande sociétale, les AASQA ont développé, depuis 2002, une forte expertise territoriale sur ces composés dans l'air ambiant portée par deux référents nationaux, représentant la Fédération ATMO France, Patrice COLIN (LIG'AIR) et Emmanuelle DRAB-SOMMESOUS (ATMO Grand Est) ainsi qu'une base de données "PHYTATMO" développée par ATMO Nouvelle-Aquitaine et portée par la Fédération. Celle-ci collecte et agrège les données de surveillance des pesticides dans l'air recueillies sur le plan régional par plusieurs associations de surveillance de la qualité de l'air partenaires selon un protocole de collecte, d'ordonnancement et de transfert prédéfini contractuellement.

 

Ces remontées sont effectuées pour alimenter les travaux de l’Anses sur la définition des modalités d’une surveillance nationale des pesticides dans l’air ambiant et la mise en œuvre du dispositif de phytopharmacovigilance. Toutes les AASQA participent à ce projet qui porte sur quelques 293 substances pesticides.

 

Dans le cadre de la surveillance des pesticides, l’Anses, l’Ineris et le réseau des associations de surveillance de la qualité de l’air ont lancé en juin 2018, une campagne exploratoire nationale. L’objectif de cette première campagne nationale vise à mesurer les pesticides présents dans l’air ambiant, mieux connaître l’exposition des populations et définir en conséquence une stratégie nationale de surveillance.


(Cf. la première campagne nationale de mesure sur les pesticides débute le 25 juin)

 

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