Investigation of pollution episodes in progress

8. Etude de faisabilité de la mise en œuvre d'une méthode de biosurveillance

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Station St-Gobain

Dans le cadre du Programme Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air (2017-2021) et conformément à la stratégie de développement de la biosurveillance de la qualité de l’air, ATMO Grand Est a réalisé en 2019 une étude de faisabilité de la mise en œuvre d'une méthode de biosurveillance basée sur la norme NF X43-904 – « Biosurveillance passive de la qualité de l'air à l'aide des lichens autochtones : de la récolte à la préparation des échantillons »  
Cette étude s’est déroulée autour de l’usine de Saint-Gobain PAM, située dans le département de la Meurthe-et-Moselle, sur les communes de Pont-à-Mousson et de Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Cet établissement, classée ICPE*, produit notamment des pièces de voiries et des canalisations en fonte ductile. 

 

*Installation Classée pour la Protection de l'Environnement

BIOSURVEILLANCE ET QUALITé de l'air

La biosurveillance de la qualité de l’air repose sur des méthodes biologiques, appelées aussi bioindication. Elles permettent d’estimer l’altération de la qualité de l’air soit à travers des impacts sur des organismes indicateurs, soit à partir de propriétés accumulatrices de polluants. La biosurveillance (basée sur des modèles lichéniques, botaniques ou entomologiques) demeure la seule approche capable d’évaluer des effets biologiques d’une altération de l’environnement.

normalisation de la biosurveillance

La réglementation sur les ICPE permet le recours à la biosurveillance dans le cadre de la surveillance de l’air autour de sites industriels selon des méthodes normées. 
La directive européenne 2004/107/CE concernant l’arsenic, le cadmium, le mercure, le nickel et les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans l’air ambiant permet l’utilisation de bio-indicateurs là où les modèles régionaux de l'incidence sur les écosystèmes doivent être évalués.
L’arrêté du 19 avril 2017 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l'air ambiant fixe les dispositions s'appliquant au dispositif national de surveillance de la qualité de l'air prévu à l'article L. 221-2 du code de l'environnement. Dans les missions de surveillance, l’article 6 prévoit : « L'utilisation de bio-indicateurs peut être envisagée selon des modalités définies dans le référentiel technique national ».

LE SAVOIR-FAIRE D'ATMO GRAND EST EN BIOSURVEILLANCE

ATMO Grand Est dispose d’une longue expérience dans l’utilisation de la biosurveillance comme moyen d’évaluation de la qualité de l’air depuis les années 2010 notamment grâce aux études réalisées en Lorraine depuis les années 1990. ATMO Grand Est a participé et/ou collaboré à plusieurs études sur la biosurveillance donnant lieu à des publications (rapports d’études, exposés) ou projets pédagogiques (formation et sensibilisation).

Quels ont été les résultats de cette étude ?

Concernant la faisabilité de mesurer les teneurs en polluants accumulées par certains organismes (bioaccumulation) pour évaluer les retombées atmosphériques, la mise en œuvre de la norme NF X43-904 a permis d’intégrer le protocole d’échantillonnage et de prélèvement de lichens épiphytes et d’atteindre les concentrations en contaminants.
 
Concernant l’évaluation des retombées autour de Saint-Gobain à Pont à Mousson, des résultats sur le long terme permettraient d’observer les éventuelles évolutions en polluants dans les lichens. Cette étude pourra être renouvelée en conservant, si possible, les mêmes sites de collecte utilisés en 2019. Une période de 5 ans entre deux études semble être un bon compromis afin de percevoir des changements mais aussi de laisser le temps aux lichens de recoloniser les écorces des arbres.
 

 

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