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Rapport de surveillance des pollens et des moisissures dans l’air ambiant

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Image par Manfred Richter de Pixabay

Ce mardi 17 mars, le rapport de surveillance des pollens et des moisissures dans l’air ambiant pour l’année 2019 a été publié conjointement par l’Association des Pollinariums Sentinelles de France, la Fédération Atmo France et le Réseau National de Surveillance Aérobiologique.

Le but de cette surveillance

Depuis plusieurs années, le nombre de personnes atteintes par cette allergie saisonnière augmente. En plus de souffrir de différents symptômes, les personnes allergiques peuvent également manquer de sommeil, de vigilance ou encore de concentration et doivent dépenser des frais de santé non négligeables. 

En surveillant les émissions allergéniques (pollens) et leur diffusion dans l’atmosphère (pollens et moisissures) cela permet de mettre en place des mesures préventives et comportementales adaptées. 

Les résultats de la surveillance 2019

Le rapport 2019 établi par ces 3 organismes, dresse le bilan de la surveillance des émissions de pollens et moisissures dans l’air ambiant. Il fait ressortir les résultats suivants :

 

• Le cyprès : la saison pollinique des cyprès n’a pas été plus précoce que les années précédentes mais elle a été plus intense, en lien avec des conditions météorologiques très favorables tout au long de la floraison.

• Le bouleau : après des quantités record de pollens pendant la saison 2018, les taux ont été plus faibles en 2020. Si les tendances globales restent à l’augmentation, la saison 2019 a été en diminution sur une majorité des sites de l’hexagone.

• L’ambroisie : l’année 2019 ne restera pas dans les annales comme une année forte en pollens d’ambroisie. À part quelques sites dans les zones d’infestation, les quantités annuelles de ce pollen sont en diminution. Il faudra attendre plusieurs années pour confirmer si 2019 est une exception due aux conditions météorologiques ou un début de tendance.

• Les graminées : une présence plus précoce pour la flouve et le vulpin et une fin de saison marquée par la présence de ray-grass et fléole.

Impact du changement climatique sur la pollinisation et les moisissures

Le changement climatique se manifeste principalement par une élévation des températures moyennes, un allongement des périodes chaudes et une modification du régime des précipitations. Or, la pollinisation est directement liée à la température et aux précipitations, qui impacte les dates de floraison et les quantités de pollens émis. Cet effet est néanmoins variable selon les espèces.

Augmentation pour le bouleau et réduction pour les graminées

Pour les arbres à chatons et la plupart des plantes vivaces, un climat plus chaud entraîne une forte hausse des quantités de pollen émises. Pour le bouleau, par exemple, la progression au cours des trois dernières décennies a été comprise, selon les villes françaises, entre 21 et 126 grains par mètre cube d’air et par an. Mais l’inverse a été observé pour les graminées avec, presque partout, une diminution des concentrations de pollen dans l’air.

Avec des dates de floraison plus ou moins tardives

Les répercussions sur les dates de floraison sont plus complexes. Le début de la saison pollinique du bouleau a ainsi connu jusqu’aux alentours de 2002 une avance moyenne de 0,2 à 7 jours par an, après quoi la tendance s’est inversée, au point que la pollinisation démarre maintenant aussi tard, voire plus tard qu’il y a trente ans. L’explication la plus plausible est que des hivers trop doux retardent le redémarrage de la végétation, quelle que soit la température du printemps. 

Des pollens plus allergisants

A cause d’une hausse de CO2 dans l’air, la production de pollen de chaque fleur peut augmenter de 50% à plus de 200%, ce qui  augmente la quantité de pollen dans l’air. C’est le cas notamment pour la fléole des prés et des fleurs d’ambroisie, dont on a observé une plus forte production de pollen. La quantité des allergènes semble augmenter dans les grains de pollen, ce qui pourrait les rendre plus allergisants.

 

 

>> Pour consulter le rapport complet des pollens et moisissures dans l'air ambiant en 2019, cliquez ici

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