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Clap de fin pour l'étude CASP'AIR

Connaissez-vous l'étude scientifique CASP'AIR ? Il ne s'agit pas d'une étude sur le gentil petit fantôme mais sur des microcapteurs. 

Depuis l’automne 2018, ATMO Grand Est a travaillé aux côtés de la Métropole du Grand Nancy, de l’ALEC et de l’Université de Lorraine pour sensibiliser les citoyens à la qualité de l'air et aux bonnes pratiques, et déterminer dans quelle mesure les micro-capteurs pouvaient aider au changement de comportements écoresponsables. 

 

Comment l'étude s'est-elle déroulée ?

Pour mener cette étude, 120 citoyens ont été sélectionnés parmi les 237 volontaires et répartis en 3 groupes de 40, dont 1 groupe « Témoin ».

Les 2 autres groupes ont suivi une formation sur la qualité de l'air afin de s'approprier le sujet. Ensuite, le dernier groupe  s'est vu attribuer un microcapteur pendant 6 semaines.

Casp'air

 

Le microcapteur qui a été utilisé pour l’étude est le capteur Airbeam2, qui mesure les particules fines (PM10, PM2.5 et PM1). Ce microcapteur est relié à un smartphone par bluetooth pour permettre la visualisation des mesures sur une application.

Casp'air


Une fois équipés, les participants ont ainsi pu visualiser la qualité de l’air qu’ils respiraient (particules uniquement) dans toutes les situations de la vie courante, et ce grâce à l’application smartphone et au site internet dédié. 

Exemple d’une promenade un jour où l’indice de qualité de l’air était mauvais : 

Casp'air

 

Les participants ont été très curieux de connaitre la qualité de l’air qu’ils respiraient dans un grand nombre de situations du quotidien comme par exemple :

-   La pollution issue de l’activité de cuisine dans le logement,

-   La fumée de cigarette,

-   La différence de pollution d’un jour à l’autre sur un même trajet quotidien,

-   Lors d’un pic de pollution,

-   Les fumigènes pendant une manifestation,

-   Etc.

Une prise de conscience engendrée par les microcapteurs 

Les entretiens conduits avec les participants soulignent que certaines prises de conscience ou changements de comportement n’auraient clairement pu avoir lieu sans microcapteur.

Dans certains cas, le capteur a permis d’objectiver le niveau de pollution de l’air, de détecter des sources de pollution propres à son environnement et de changer ou de préparer à des changements qui n’auraient pas eu lieu sans la mesure par le capteur. Sur le champ de la mobilité et sur cette échelle de temps, certains changements de comportement semblent rester au stade de l’intention.

Ce résultat peut s’expliquer par le fait que les changements de comportements les plus « couteux » (comme par exemple le changement de chaudière ou de véhicule mais aussi passer de 2 voitures à 1 seule dans le foyer) demandent du temps.

L’étude a donc permis d’initier une réflexion chez plusieurs participants, qui n’aurait pu avoir lieu sans le capteur.

Conclusion de cette étude sur l'usage des microcapteurs

L’usage de microcapteurs de mesure de la pollution de l’air dans le cadre de cette expérimentation citoyenne a constitué un élément attractif et ludique pour les candidats. L’engouement et la curiosité suscités par l’étude en est la preuve et a permis de toucher un large public, ce qui en fait son principal atout, malgré quelques limites liées à ce type de capteur (usage d’un smartphone, précision des données, un seul type de polluant mesuré, etc.).

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