Investigation of pollution episodes in progress

Sable du Sahara : quel constat sur la qualité de l'air ?

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L'Est Républicain

Comme vous l'avez sans doute remarqué cette semaine, le ciel s'est voilé de couleurs jaune-orangé et votre voiture a été recouverte de sable rouge. Cette année encore, le sable du Sahara est venu se déposer jusqu'en France. En effet, l'an dernier, au cours du mois de février 2021, des masses d’air chargées en particules désertiques étaient déjà passées au-dessus de la France et de la région Grand Est. Ces particules ont-elles eu un impact sur la qualité de l'air ? Nous vous répondons :

 

Zoom sur ce phénomène

La couleur jaune du ciel que vous avez pu observer est due au passage au-dessus de nos têtes d’une masse d’air chargée de sable en provenance du nord de l’Afrique (désert du Sahara) dans un flux de sud puissant.

A l'heure actuelle, il n'y a pas d'impact notable de ces poussières sahariennes sur les niveaux particulaires de la région mais ATMO Grand Est reste en alerte car les analyses réalisées en février 2021 ont mis en évidence qu'un impact peut être visible ou non au niveau du sol en fonction des conditions atmosphériques notamment.

 

L'an dernier, deux périodes, en début et fin de mois, ont en effet été impactées par ce phénomène de transport longue distance : le 6 février et la période du 23 au 26 février 2021. D’où viennent ces masses d’air ? Est-ce que les particules désertiques ont été mesurées au niveau du sol ? Est-ce que les impacts ont été identiques sur toute la région et sur les deux périodes ? Et comment expliquer les différences éventuelles ?

 

sable sahara france

Crédit photo : L'Est Républicain

 

Une étude des mesures par analyseur et des analyses de filtres complémentaires a été réalisée par ATMO Grand Est pour tenter de répondre à ces questions. La note complète est disponible ici.

Quel impact sur la qualité de l'air en 2021

Période du 6 février : Ces particules ont été peu mesurées au niveau du sol, avec un impact sur les concentrations en particules PM10 faible voire négligeable selon les agglomérations, bien que le ciel ait eu une couleur jaune/orangé sur cette journée.

 

Période du 23 au 26 février : A l’opposé, les particules sahariennes ont été mesurées au niveau du sol avec des dépassements de la valeur limite (moyenne journalière supérieure à 50 µg/m3) sur plusieurs départements.

 

Les analyses complémentaires de filtres ont confirmé les tendances observées par les analyseurs en temps réel, puisque la présence des particules sahariennes est peu marquée autour du 6 février (entre 3 et 5% des PM10, sans hausse des niveaux de particules), tandis que les particules sahariennes ont dominé la composition chimique des PM10 entre le 23 et le 26 février (entre 41 et 69% des PM10 avec une hausse notable des niveaux de particules).

 

Ces différences pourraient être expliquées par l’influence de la dynamique atmosphérique et notamment le mélange vertical entre la masse d’air chargée en altitude et les masses d’air au sol, phénomène à confirmer par des études complémentaires.

 

Particules Sahara
iMoyenne journalière de la concentration massique des PM10 par analyseur automatique (courbe noire) 
et des composés majeurs des PM10 de l'analyse sur filtres à Strasbourg du 4 au 28 février 2021

 

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