Investigation of pollution episodes in progress

Autres surveillances

Radioactivité

Qu’est-ce que la radioactivité ?

La matière est faite d’atomes. Certains de ces atomes ne sont pas stables et se désintègrent en dégageant des particules d’une grande énergie. C’est ce que l’on appelle le rayonnement. Selon le type de particules émises, on parle de rayonnement α (alpha), β (béta) ou γ (gamma). Cette énergie dégagée est réemployée par l'homme pour produire de l’énergie ou autre, mais peut également s’avérer dangereuse. C’est pourquoi il est nécessaire d’évaluer ces rayonnements.

Quelle est la surveillance effectuée par ATMO Grand Est ?

La radioactivité est un polluant à considérer au même titre que les autres.

ATMO Grand Est dispose de cinq points de mesure de la radioactivité dans le Grand Est, dans les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. En cas de niveaux élevés, ATMO Grand Est assurera une information régulière sur les niveaux mesurés. Les autorités vous informeront sur les mesures à prendre le cas échéant. 

Surveillances industrielles

usine

Retombées atmosphériques

ATMO Grand Est utilise des jauges Owen pour collecter les eaux de pluie à proximité de sites industriels. Ces eaux sont ensuite analysées pour déterminer la quantité de poussières ou autres substances qu’elles contiennent, comme le calcium et les dioxines, et ainsi déduire les quantités déposées au sol par met par jour. Les résultats restent des indicateurs globaux, car ils peuvent être influencés par les sources environnantes naturelles (chutes de feuilles à l’automne, pluies de sable du Sahara, fientes d’oiseau, etc. ) ou provenant également d’autres activités humaines (activités agricoles par exemple), ainsi que par la météorologie.

Formaldéhyde en air ambiant (non réglementé)

Dans le Grand Est, le formaldéhyde est surveillé autours de certaines installations industrielles à l’aide d’échantillonneurs passifs.

>> Pour en savoir plus sur les échantillonneurs passifs.

Caractérisation des particules

Composition chimique des particules

ATMO Grand Est est intégrée au programme national CARA créé en 2008 pour répondre au besoin de documentation sur la nature et l'origine des épisodes de pollution particulaire d'ampleur nationale. Initialement basé sur des prélèvements sur des filtres permettant de réaliser a posteriori des analyses de composition chimique (3 stations sur la région Grand Est), ce programme s'est étoffé au cours du temps grâce à l'utilisation d'analyseurs automatiques. En lien avec ce programme et sa stratégie de surveillance, ATMO Grand Est gère un réseau de 7 aéthalomètres (AE33) permettant la mesure en continu du Black Carbon et de deux Aerosol Chemical Speciation Monitor (ACSM) permettant la mesure des composés majoritaires des particules submicroniques.

 

>> Pour en savoir plus sur les particules

>> Pour en savoir plus sur le programme CARA

Et les particules plus fines ?

Les particules ultrafines (définies comme les particules de diamètre aérodynamique inférieur à 100 nm soit 0,1 µm (PM0,1)) font parties des polluants non réglementés dont la surveillance doit être mise en oeuvre au niveau national compte tenu de leurs effets sanitaires d'après les recommandations de l'ANSES (Juillet 2019). Dans ce but, ATMO Grand Est a acquis deux analyseurs de particules ultrafines en 2019.

Pour aller plus loin

L'importance de l'amélioration de la connaissance sur les particules est un enjeu majeur. Dans ce but, ATMO Grand Est a initié et financé un projet sur 3 ans (2019/2021) s'articulant en deux volets : l'étude de la composition chimique et des sources des particules submicroniques et l'étude des particules ultrafines (PUF). Ce projet permettra d'étudier la source trafic à travers une étude de 6 mois sur l'agglomération de Strasbourg puis une stratégie de surveillance sera établie à la fin du projet à partir des mesures réalisées en fond urbain sur 3 agglomérations d'intérêt de la région : Strasbourg, Reims et Metz (Metz sera concernée uniquement par le volet de composition chimique).

 

>> Consulter la carte de localisation des points de prélèvement du réseau de caractérisation des particules

 

Odeurs

nez

Qu’est-ce qu'une odeur ? 

 

Présentation des odeurs

 

Les odeurs

 

Les nuisances olfactives font partie de la pollution de l’air, telle qu’elle est définie par la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (Laure) du 30 décembre 1996.

Les molécules odorantes sont de natures variées et même à de faibles concentrations peuvent parfumer un grand volume d’air.

À ce jour, seul l’odorat humain est l’appareil le plus performant pour détecter une odeur.

 

Comment peut-on définir une odeur ?

 

Une odeur est une émanation volatile susceptible de provoquer une sensation due à l’excitation des organes olfactifs. Cette définition indique un produit volatil, donc un produit qui vient de changer d’état en passant de la phase solide ou liquide à la phase gazeuse, dans des conditions extérieures propres à chaque composé.

 

De nombreuses activités humaines (agricoles, industrielles ou domestiques) sont sources de nuisances olfactives. Mais, on peut distinguer deux grandes origines :

  • - Les odeurs provenant de la fermentation en milieu aérobie ou anaérobie
  • - Les odeurs émanant des processus de transformation.

Les émetteurs d’odeurs dans l’environnement peuvent, par conséquent, être :

  • - le secteur agroalimentaire
  • - le secteur industriel
  • - le secteur des déchets

 

Perception des odeurs

 

Comme évoqué précédemment, seul le nez de l’Homme pourra servir à décrypter les odeurs de manière qualitative et quantitative.

Dans son analyse qualitative, l’organe sensoriel de l’homme va être confronté à 3 grandes situations quand il aura détecté une gêne olfactive :

  • - Je connais l’odeur
  • - Je ne connais pas l’odeur
  • - Je ne connais pas l’odeur, mais elle me fait penser à une odeur similaire.
  •  

Quantification de la perception

 

Le nez permet d’estimer l’intensité d’une odeur, ce qui ne présume d’ailleurs pas de la concentration d’un produit dans l’atmosphère. En effet, certains composés peuvent être ressentis à faible concentration, mais ne le sont plus à de fortes teneurs (ex. : H2S) ; alors que d’autres ne seront pas perceptibles par l’odorat mais présenteront un risque toxique (ex. : CO).

 

Qualification de la perception

 

La qualification d’une gêne olfactive est très variable d’une personne à l’autre. Définir une odeur comme étant agréable ou désagréable va dépendre de différents facteurs propres à l’histoire des individus (chaque individu se constitue sa propre base de données) :

  • - La concentration : à faibles doses, l’odeur pourra être agréable alors qu’à des concentrations élevées, ce ne sera plus le cas.
  • - Le contexte : après un repas, difficile d’apprécier une odeur de nourriture.
  • - Les habitudes : à force d’être confronté à une odeur, on la considère comme normale.
  •  

Facteurs influençant la perception

 

L’influence des facteurs suivants est également à prendre en compte :

  • - L’adaptation à la nuisance olfactive au point qu’on finisse par ne plus la sentir : phénomène d’accoutumance ;
  • - Certaines pathologies, comme le rhume par exemple, et des traumatismes ayant induit une lésion irréversible du cerveau ;
  • - La fatigue ;
  • - La contamination odorante (une seconde odeur qui entre en compétition avec la première et qui masque ou dénature cette dernière) ;
  • - L’âge de l’individu : la perte de sensibilité suit l’augmentation de l’âge ;
  • - La sensibilité de l'individu : on constate des différences d'acuité olfactive au sein d’une même classe d’âge ;

Autant d’éléments qui doivent être pris en compte à l'occasion d'une mesure des odeurs.

 

Comment agir ?

 

Pour répondre à cette problématique des odeurs, un protocole a été développé en association avec la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL), en s’inspirant des expériences françaises en la matière. Ce protocole prévoit deux grandes pistes : la mise en place d’un jury de nez bénévoles et le recueil des plaintes.

 

Constitution d'un jury de nez

 

Le nez demeurant l'analyseur d'odeur le plus performant, la constitution d'un jury de nez constitué de volontaires apparait comme la solution la plus efficace pour évaluer une nuisance olfactive. Ces personnes devront être représentatives des populations susceptibles d’être exposées (âge, sexe, profession, etc.).

 

Le concours de ce jury permettra de cerner le périmètre de présence de l’odeur dans l’environnement. Pour formaliser cette évaluation, il faut élaborer un questionnaire simple pour mesurer la gêne olfactive.

 

Sentez-vous une odeur :

OUI – NON

 

Si, oui, en la sentant, vous vous trouvez :

  • - Non gêné
  • - Un peu gêné
  • - Gêné
  • - Très gêné
  • - Extrêmement gêné

Restent à recueillir ces informations et à les traiter : numéro vert, site internet, courrier.

Toutes ces observations reportées sur une carte permettront de tracer la zone de gêne olfactive. En recoupant ces données avec les paramètres météorologiques, il sera peut-être possible de cerner l’origine de l’odeur.

 

Constitution d'un jury de nez "expert"

 

Dans un second temps, on peut compléter le dispositif :

  • - en recensant tous les produits odorants présents sur le secteur d’étude
  • - en formant les bénévoles à la reconnaissance spécifique de ces produits

Cette méthode permettra, en plus, d’obtenir le nom du composé à l’origine de l’odeur.