Anticiper pour innover

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ATMO Grand Est prend en compte les enjeux émergents en lien d’une part avec les préoccupations sociétales et d’autre part avec les nouvelles approches méthodologiques ou technologiques pouvant bénéficier à l’évolution des offres auprès des partenaires. 

Notre objectif est d’améliorer nos connaissances pour répondre au mieux aux sollicitations de plus en plus nombreuses de la population ou des acteurs du territoires, notamment sur des zones à enjeux spécifiques où émergent des signaux faibles.  

• Nous identifions les nouveaux polluants à enjeux et les nouveaux outils pour les évaluer. 

• Nous nous associons plus fortement au monde de la recherche

• Nous faisons évoluer nos observatoires pour répondre aux attentes des acteurs du territoire dans le domaine de la qualité de l’air, du climat, de l’énergie et de la santé. 

• Nous consolidons les diagnostics et problématique odeurs

• Nous développons une culture de l’innovation 

 

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Innovation

L’olfaction est un sens qui nous permet de reconnaître et analyser l’odeur perçue, mais de façon subjective. En effet, la même odeur peut être interprétée comme étant agréable ou gênante. Cette perception relève d’évocation personnelle et est donc propre à chaque individu selon sa capacité olfactive, son ressenti…

Il est donc essentiel d’acquérir un langage collectif qui peut être partagé et objectivé. Le Langage des Nez® est une méthodologie qui permet de réponde à ce besoin en associant une odeur non pas à une évocation personnelle mais à un référent chimique.  

 
 Des objectifs associés à la méthode du Langage des Nez® : 

  • Caractériser les nuisances olfactives d’un secteur, 

  • Comparer les odeurs perçues par les populations riveraines avec celles recensées sur le ou les sites émetteurs, 

  • Etablir des pistes d’interventions prioritaires pour la réduction des nuisances, 

  • Mesurer l’impact dans l’environnement des traitements d’abattements d’odeurs mis en place… 

Afin de répondre aux attentes de ses partenaires en termes de déploiement de systèmes de mesures permettant d’impliquer les citoyens et de pouvoir approfondir ses connaissances sur son territoire d’agrément, ATMO Grand Est développe de nouveaux projets dans lesquels sont intégrés des microcapteurs.  

Les objectifs sont notamment :  

  • Multiplier des mesures sur le territoire, au plus proche des citoyens et pour une meilleure compréhension des enjeux territoriaux. 

  • Enrichir des outils de modélisation amenant à une information spatialisée encore plus fine et plus précise. 

  • Accompagner les citoyens dans la compréhension de la qualité de l’air et les changements de comportements pouvant en découler.  

En complément, afin de renforcer ses capacités de contrôle des performances, ATMO Grand Est a fait l’acquisition en 2020 d’une chambre d’exposition pour tester des microcapteurs en atmosphère contrôlée. Elle continue également à procéder régulièrement à des comparaisons « in situ » en regard des données de références issues des stations de surveillance (mise en parallèle de microcapteurs sur stations fixes équipées d’analyseurs de référence). 

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Recherche

Le projet AQAMETHA, d’une durée de trois ans (2021-2024), a pour objectifs principaux :  

  • Améliorer les connaissances sur les niveaux de pollution de l’air et les odeurs dans l’enceinte et autour d’unités de méthanisation.  

  • Objectiver les éventuels désagréments et craintes (passer du ressenti à une caractérisation objectivée) et répondre aux interrogations des acteurs de la filière (promoteurs, associations, opposants…).

  • Capitaliser les résultats de l’étude et les valoriser auprès des porteurs de projets, des exploitants, des collectivités, des riverains et du grand-public.

  • Etudier l’apport d'un dispositif de formation et d’un accompagnement personnalisé des riverains dans l’acceptation de la mise en place de tels projets.  

Projet financé par l'ADEME et GRDF.  

L’étude PestiRiv, pilotée par Santé Publique France et l’Anses, permettra pour la première fois d’évaluer l’exposition aux pesticides des personnes vivant près de vignes et de celles vivant loin de toute culture.

L’étude PestiRiv est inédite en termes de sources d’exposition prises en compte (air, alimentation, activité professionnelle et usages domestiques), de diversité des échantillons collectés conjointement (air ambiant, air intérieur, poussières, urines, cheveux, aliments autoproduits) et de maillage territorial, avec 6 régions viticoles couvertes.

ATMO Grand Est est partenaire dans cette étude afin de mettre en œuvre la collecte des échantillons d’air sur le territoire Grand Est d’octobre 2021 à septembre 2022. 

La part des produits phytosanitaires appliqués n’atteignant pas leur cible, donc directement transférée dans l’air et/ou le sol, est connue comme étant élevée et extrêmement variable (de 10 à 90%) selon les stades de la culture et les conditions d’application.

Au regard de l’évolution des connaissances sur leurs effets sur la santé humaine, mais aussi sur l’environnement, l’objectif de réduction de 50% du recours aux produits phytosanitaires en France en dix ans est réaffirmé dans le Plan Ecophyto II+.

En complément, la réduction des expositions de la population aux pesticides figure parmi l’une des actions immédiates du 3ème Plan National Santé Environnement (2015-2019), avec notamment la mise en place d’une surveillance nationale des pesticides dans l’air. 

Sur son territoire, ATMO Grand Est pérennise son observatoire régional des produits phytosanitaires par l’évaluation annuelle des pesticides sur de nouveaux sites d’intérêt et la mise en place d’un site d’observation nationale sur Reims.  

Ce projet se place dans le contexte d’une optimisation des pratiques agricoles liées à la gestion de l’azote.  En effet, des pertes d’azote sous forme d’ammoniac peuvent entraîner une baisse d’efficience à l’échelle de l’exploitation.

Elles sont génératrices de pertes économiques pour les systèmes, peu ou mal évaluées à l’heure d’aujourd’hui en Grand Est. A une échelle plus globale, l’ammoniac étant un précurseur de particules fines, ces émissions induisent un impact sanitaire et environnemental négatif sur la qualité de l’air. 

RIVAGE s’intéresse à la chaîne complète de gestion de l’azote impliquant le bâtiment, le stockage des matières organiques et l’épandage (azote organique et minéral). L’objectif est de d’acquérir des références locales sur les leviers permettant de limiter les pertes d’azote ammoniacale sur ces différents postes d’émissions, afin de sensibiliser la profession agricole à cet enjeu. 

Projet élaboré avec 18 partenaires acteurs du territoire sous le pilotage de la Chambre régionale d’agriculture Grand Est dans le cadre de l’appel à projet pour le Partenariat Européen à l’Innovation. 

Les éléments en traces métalliques sont parmi les contaminants les plus fréquents des sols. La toxicité de ces éléments est susceptible d'affecter le fonctionnement des écosystèmes terrestres et aquatiques, ainsi que la santé des Hommes.

La prédiction des bilans des flux d'ETM est la principale méthode de régulation de ces flux (flux encore peu documentés à ce jour).

Le projet FETSA vise à produire des données nouvelles concernant les flux de lixiviation sur quatre types de sols et trois systèmes de culture. Il a également pour objectif de mesurer les retombées atmosphériques en milieu agricole (réalisées par Atmo Grand Est). 

Projet financé par l'ADEME. Ce projet résulte d'une collaboration entre l'Université de Lorraine, la Chambre Régionale d'Agriculture du Grand Est, ATMO Grand Est et l'INRAE. 

Les particules sont responsables ou aggravent les maladies respiratoires préexistantes (asthme, allergies…) et peuvent être à l’origine d’atteintes cardiovasculaire (AVC) ou encore de cancers. La toxicité des particules est dépendante de leur taille mais également de leur composition chimique.

L’amélioration des connaissances sur la composition chimique et la taille des particules est un point essentiel pour mieux comprendre leur comportement et leurs effets sanitaires.

Dans ce but, ATMO Grand Est s’est doté d’un observatoire de mesures des particules et des particules ultrafines tout en se rapprochant du monde de la recherche pour approfondir ses connaissances dans ce domaine. 

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Coopération internationale

Porté par ATMO Grand Est, Atmo-VISION est un vaste projet transfrontalier qui vise à reconquérir la qualité atmosphérique à l’échelle de la grande région du Rhin supérieur. Il associe de très nombreux partenaires co-financeurs en Allemagne, en France et en Suisse.

il associe différents territoires et différentes nationalités, ce qui a tout son sens puisque la pollution atmosphérique ne connait pas de frontière

  • Il fédère des compétences de tous horizons et des acteurs venus aussi bien des collectivités que des organismes spécialistes de l’air, de l'énergie et du climat, ou encore des décideurs. Il consacre une approche transversale : air climat énergie et santé, seule à même de produire des résultats probants.
  • Il propose une palette d’actions complémentaires très large, qui contribuera à terme à réduire la pollution sur le territoire du Rhin Supérieur.

Ces actions vont de la mise à disposition et l’uniformisation des données air climat énergie régionales – un outil indispensable pour les décideurs - à la création d’un réseau d’échanges pour favoriser l’efficacité des actions, en passant par le déploiement de microcapteurs auprès des citoyens.