Étude exploratoire sur les PFAS dans l’air ambiant en Grand Est

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Publié le 8 juin 2026

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ATMO Grand Est a mené, en 2024 et 2025, une première étude exploratoire consacrée à la présence des PFAS dans l’air ambiant en région Grand Est. Ces substances chimiques persistantes, souvent appelées « polluants éternels », sont déjà connues pour leur présence dans l’eau, les sols ou l’alimentation. Cette étude confirme qu’elles peuvent également être détectées dans l’air.

L’objectif était de mieux caractériser les PFAS présents dans l’atmosphère, d’évaluer leurs niveaux de concentration et d’observer leur répartition sur différents territoires de la région. Les mesures ont été réalisées dans des environnements de fond, urbains ou ruraux, à distance de sources industrielles identifiées.

Pourquoi mesurer les PFAS dans l’air ?

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Les PFAS sont utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur. On les retrouve dans de nombreux produits du quotidien : textiles, emballages, mousses anti-incendie, revêtements ou encore matériaux de construction.

Très persistants, ils se diffusent dans l’environnement et peuvent être transportés sur de longues distances. En France, les connaissances sur leur présence dans l’air ambiant restent encore limitées. Cette étude constitue donc une première étape pour acquérir des repères, consolider les méthodes de mesure et préparer de futurs suivis.

Deux dispositifs de mesure complémentaires

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Pour cette campagne, ATMO Grand Est a déployé deux types de prélèvements :

Le premier dispositif reposait sur des préleveurs actifs haut volume, installés à Reims, rue Jean d’Aulan. Cinq prélèvements de 48 heures ont été réalisés entre février et mai 2025 afin de caractériser et quantifier précisément les substances présentes dans l’air.

Le second dispositif utilisait des préleveurs passifs, exposés pendant trois mois sur huit sites du Grand Est : Reims, Revin, Metz, Nancy, Strasbourg, Geispolsheim, Robertsau et Mulhouse. Cette approche visait à comparer les niveaux entre différents territoires et à identifier d’éventuelles zones à enjeux.

Des concentrations faibles mais mesurables

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Les résultats montrent que les PFAS sont bien détectés dans l’air ambiant du Grand Est. Les concentrations mesurées restent toutefois faibles, de l’ordre de quelques picogrammes par mètre cube.

Sur le site de Reims, la concentration totale moyenne observée entre février et mai 2025 est d’environ 11 pg/m³, avec des valeurs comprises entre 6 et 15 pg/m³ selon les périodes. Ces niveaux sont comparables à ceux observés dans d’autres zones urbaines françaises hors influence industrielle spécifique.

Les concentrations apparaissent plus élevées en hiver qu’au printemps, ce qui pourrait être lié aux conditions météorologiques, aux sources de particules ou aux dynamiques saisonnières de l’atmosphère.

Quelles substances ont été retrouvées ?

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Parmi les substances analysées, 15 PFAS ont été quantifiés au moins une fois. Quatre molécules dominent largement les résultats : PFUnDA, PFTrDA, PFDA et PFDoDA. Ces composés appartiennent à la famille des perfluorocarboxylates à chaîne longue.

En milieu urbain, ces PFAS peuvent provenir de sources diffuses : produits de consommation, poussières, combustion, remise en suspension de particules ou transformation atmosphérique de précurseurs plus volatils.

Les PFAS mesurés sont majoritairement présents sous forme gazeuse, mais une part importante reste associée aux particules fines. Cette répartition favorise leur transport dans l’air, mais aussi leur dépôt progressif dans l’environnement.

Une variabilité limitée entre les territoires

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Les prélèvements passifs réalisés sur les huit sites de la région montrent des différences limitées entre les territoires. Aucun site ne ressort comme fortement plus exposé que les autres dans le cadre de cette étude exploratoire.

Les quantités collectées ont varié entre 13 et 24 ng par échantillon lors de la première période, de juillet à octobre 2024, puis entre 2 et 11 ng par échantillon lors de la seconde période, de février à mai 2025. Ces résultats restent nettement inférieurs à ceux observés dans certains contextes industriels spécifiques

Une première étape pour mieux surveiller les PFAS

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Cette étude a permis de poser les bases d’une surveillance des PFAS dans l’air ambiant en Grand Est. Elle a également mis en évidence la complexité de ces mesures, notamment en raison des faibles concentrations recherchées et du risque de contamination des échantillons.

ATMO Grand Est poursuivra ce travail en 2026-2027 afin de consolider les méthodes de prélèvement et d’analyse, de mieux comprendre les voies de contamination et d’enrichir les connaissances régionales sur ces polluants émergents.

Note étude exploratoire PFAS 2024-2025 v040326 (3).pdf
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Etude exploratoire 2024-2025 sur les PFAS présents dans l’air ambiant en région Grand Est
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Communiqué de presse - PFAS dans l'air
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