L’été 2026 est l’été le plus chaud jamais enregistré en Europe Occidentale, avec des records historiques de températures en France et en Espagne. Les vagues de chaleur et d’ensoleillement ont de multiples impacts environnementaux, notamment sur la qualité de l’air avec la formation d’ozone. L’ozone est un polluant secondaire, qui se forme à partir de polluants dits primaires – dioxyde d’azote NO2 et composés organiques volatils COV – sous l’action du rayonnement solaire. C’est un oxydant irritant puissant, qui va affecter la santé des populations, mais également des écosystèmes.
Ces vagues caniculaires génèrent également une sécheresse généralisée. Outre la pression sur les écosystèmes et les activités humaines (agriculture, approvisionnement en eau, navigation…) ces conditions extrêmes favorisent des incendies de grande ampleur. Les méga-feux de Gironde (42 000 hectares brûlés) et d’Espagne (44 000 hectares brûlés) ont été particulièrement marquants, mais de nombreux autres grands incendies se sont déclarés sur tout le territoire.
Les incendies de végétation ont également un impact sur la qualité de l’air. Ils émettent un mélange complexe de polluants atmosphériques, dont des particules fines, du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote et différents composés issus de la combustion. La nature et les quantités émises varient selon le type de végétation, l’intensité du feu et les conditions de combustion. Les particules fines sont généralement les polluants les plus présents dans les fumées et ceux qui contribuent à la dégradation de la qualité de l’air. Elles peuvent être transportées sur de longues distances et affecter des populations éloignées des zones incendiées.